Présentation
RÉSUMÉ
Cet article est une introduction à la détermination, par adsorption de diazote, de la distribution de taille des pores des matériaux nanoporeux. Après les théories de Kelvin et de la fonctionnelle de la densité (DFT), il présente deux méthodes adaptées à l’étude des pores de largeur inférieure à 2 nm (les micropores) : la méthode « ?s » de Sing et celle de Horvath et Kawazoe. La méthode de Barrett, Joyner et Halenda (BJH) pour l’étude des pores de largeur comprise entre 2 et 50 nm (les mésopores) est ensuite détaillée. Enfin, l’application de la DFT à l’étude aussi bien des mésopores que des micropores est examinée. Les mérites et limites de ces diverses méthodes sont précisés.
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Lire l'articleAUTEUR(S)
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Françoise ROUQUEROL : Professeur émérite à Aix-Marseille Université Aix-Marseille Université-CNRS, Laboratoire MADIREL unité mixte de recherche n° 7246, France
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Jean ROUQUEROL : Directeur de recherches émérite au CNRS Aix-Marseille Université-CNRS, Laboratoire MADIREL unité mixte de recherche n °7246, France
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Isabelle BEURROIES : Maître de conférences à Aix-Marseille Université Aix-Marseille Université-CNRS, Laboratoire MADIREL unité mixte de recherche n° 7246, France
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Philip LLEWELLYN : Directeur de recherches au CNRS Aix-Marseille Université-CNRS, Laboratoire MADIREL unité mixte de recherche n° 7246, France
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Renaud DENOYEL : Directeur de recherches au CNRS Aix-Marseille Université-CNRS, Laboratoire MADIREL unité mixte de recherche n° 7246, France
INTRODUCTION
Cet article examine les méthodes les plus répandues pour caractériser, par adsorption d’azote, la taille des pores des matériaux nanoporeux , dans la gamme des largeurs comprises entre 0,1 et 50 nm.
Même lorsqu’ils sont d’origine naturelle (charbons actifs, argiles activées), ces matériaux font le plus souvent l’objet d’un traitement destiné à les « ajuster » (en taille de pores, en aire spécifique, en fonctions chimiques superficielles...) en vue de leurs applications qui sont nombreuses et parmi lesquelles, on peut mentionner :
l’abaissement de la pression de stockage du gaz naturel (afin d’alléger les bouteilles et permettre leur utilisation sur véhicules propulsés au gaz naturel) ;
la purification et le recyclage de l’atmosphère des avions ;
la rétention et le réemploi des vapeurs d’essence dégagées par les réservoirs de voiture ;
la rétention et le réemploi des vapeurs de solvants à la sortie des tunnels de peinture ;
la réhabilitation de sols souillés par des métaux lourds ;
la séparation des gaz de l’air à la température ambiante, en faisant l’économie d’une liquéfaction et d’une distillation coûteuses en énergie ;
le stockage et le relargage progressif (ou « libération prolongée ») de principes actifs médicamenteux, pour assurer une concentration constante dans l’organisme malgré des prises de médicaments très espacées ;
la réalisation de machines frigorifiques solaires exploitant le caractère fortement endothermique de la désorption de vapeur d’eau ou d’alcool et utilisables pour le stockage de vaccins en pays désertique ;
la récupération de l’hydrogène dans les rejets gazeux de raffinage (où il ne coûte rien) pour son utilisation comme combustible propre ;
la séquestration du dioxyde de carbone pour limiter le réchauffement climatique.
On comprend facilement le rôle primordial de la largeur des pores dans ces applications. C’est cette largeur qui permet en effet de développer aussi bien des propriétés de « tamis moléculaire » ne laissant passer qu’une certaine taille de molécules, qu’une énergie d’adsorption physique (d’autant plus élevée que le pore est étroit) dont on peut exploiter l’effet thermique correspondant, ou une perméabilité aux gaz et aux liquides (grâce à plusieurs tailles de pores « hiérarchisées ») capable d’accélérer les opérations de génie chimique, ou encore la capacité de stockage « utile » des gaz avec une énergie d’adsorption suffisante...
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MOTS-CLÉS
Théorie de Kelvin | Théorie DFT | Méthode HK | | Méthode BJH
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Texture des matériaux divisés - Taille de pores des matériaux nanoporeux par adsorption d'azote
Sources bibliographiques
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