Les mécanismes de transformation de mouvement peuvent se diviser en deux grandes familles :
ceux
à liaisons continues
dans lesquels les liaisons entre éléments constitutifs restent en contact permanent mais qui sont mobiles ; ils sont constitués essentiellement par les mécanismes dits
à barres
, examinés dans l’article
Ressorts. Barres de torsion et stabilisateurs
de ce traité ;
ceux
à contact local
dans lesquels les liaisons entre éléments constitutifs sont des contacts ponctuels soumis à des déplacements relatifs.
Ces mécanismes à contact local sont variés mais les principaux sont
à cames
(avec un cas particulier très important, les engrenages traités également dans les articles
Engrenages. Définitions, dessin et calcul
[B 636]
et
Engrenages. Réducteurs. Documentation
[B 5 645])
,
à coulisses
et
à indexages
.
Les
mécanismes à cames
sont connus depuis fort longtemps et sont à la base de tout système mécanique d’automatisme. Les automates anciens y font un large appel ; les plus connus sont de Vaucanson. Les développements modernes extrêmement importants des automatismes dans tous les domaines, l’augmentation continuelle de leurs performances, en particulier des vitesses, nécessitent une étude très précise si l’on veut une bonne fiabilité ; les moyens de calcul modernes permettent d’ailleurs de répondre à ces exigences.
Ils comportent une très grande variété de modèles adaptés à chaque application, ce qui nécessite pour chacune une détermination particulière, d’où l’importance du paragraphe qui leur est consacré dans le présent article.
Les
mécanismes à coulisses
sont beaucoup moins utilisés actuellement qu’autrefois et se ramènent à quelques types courants pour des applications assez spécifiques.
Les
mécanismes...