Les procédés de rectification à très grande vitesse sont très prometteurs, mais encore peu utilisés dans l'industrie. Cet article présente les développements de ces procédés dans la recherche et l’industrie en décrivant les bases techniques,le comportement des principaux paramètres lors de l’usinage. Des exemples d’utilisation industrielles viennent compléter la présentation.
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Serge TORBATY : Professeur à l’Université de Toulon et du Var - Directeur du laboratoire Usinage grande vitesse - Secrétaire de l’AUTGV (Association Usinage Très Grande Vitesse)
INTRODUCTION
En rectification, on peut définir trois grands types de procédés :
la rectification à faible profondeur de passe dite rectification conventionnelle ou rectification alternative ;
l’usinage en passe profonde à avance lente dite aussi rectification en passe profonde à avance lente RPPAL ;
Bien que les principaux avantages des procédés à très grande vitesse aient déjà été énoncés par un certain nombre d’auteurs (Tawakoli
[3][8][9]
, Malle
[4]
, Gühring
[5]
, Greiswald et Gärtner
[6]
, Schafto
[7]
, Werner
[8]
, König
[10]
et Torbaty
[13]
), l’industrie de nos jours hésite encore à l’appliquer. Un manque de savoir-faire, une défiance par rapport à une nouvelle technique, des investissements importants mais aussi des problèmes lors de l’application à une opération précise sont les éléments qui empêchent sa mise en place.
Le propos de cet article est de présenter les développements de ces procédés dans la recherche et l’industrie en décrivant les bases techniques et le comportement des principaux paramètres lors de l’usinage et en donnant des exemples d’utilisation industriels avec les différents composants du marché utilisés.
Mais tout d’abord, il est intéressant de retracer l’évolution vers ces techniques à très grande vitesse (tableau
1
).
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