L’industrie de l’électricité regroupe la production, le transport
et la distribution de l’électricité c’est-à-dire de kilowattheures
(kWh). L’électricité est tantôt un bien de consommation intermédiaire
(les kWh utilisés dans les processus industriels par exemple), tantôt
un bien de consommation finale (électricité utilisée pour l’éclairage
ou le chauffage domestique). Elle satisfait tout à la fois des usages
captifs lorsqu’elle n’a pas de substituts (cas de l’éclairage par
exemple) et des usages non captifs (cas du chauffage où l’électricité
est en concurrence avec le gaz naturel, le charbon, le fuel, voire
les bois...). L’électricité, comme le gaz naturel, est une énergie
qui a la particularité d’être distribuée à travers un réseau : une
infrastructure physique de lignes à haute, moyenne et basse tension
assure le transport et la distribution du courant entre le lieu de
production (barrage, centrale nucléaire ou centrale thermique classique
au gaz, au fioul ou au charbon) et les appareils utilisateurs chez
le consommateur final, qu’il soit industriel ou domestique. Certes
il existe des cas particuliers, telle l’autoconsommation qui permet
une utilisation sur place de l’électricité produite, mais celle-ci
ne représente aujourd’hui qu’une part modeste, bien que croissante,
de la consommation d’électricité. L’accès à l’électricité est aujourd’hui
un droit dans la législation française et l’électricité est donc à
la fois une marchandise et un service public. Tous les résidents français
sont raccordés au réseau depuis que l’électrification rurale a été
achevée (début des années 1960).
À l’origine l’électricité était destinée essentiellement à satisfaire
un usage d’éclairage. Elle supplante alors le gaz manufacturé obtenu
à partir de la distillation de la houille. Très vite d’autres usages
vont se développer dans la chimie, la métallurgie, les transports.
L’électricité est une énergie dont les perspectives sont prometteuses
dans le cadre de la transition énergétique bas carbone. L’électricité
représente aujourd’hui 25 % environ de la consommation finale d’énergie
en France et sa part devrait atteindre 55 % en 2050 avec la décarbonation
totale du mix énergétique de la France (selon les scénarios « Futurs
énergétiques » publiés par RTE). Cette électricité devrait se substituer
de plus en plus aux énergies carbonées (pétrole, charbon et gaz) dans
les divers usages, y compris dans la mobilité. L’électricité nucléaire,
hydraulique, éolienne, et solaire sont des énergies décarbonées. L’électricité
produite avec du charbon, du gaz naturel ou du fioul est émettrice
de carbone, ce qui justifie son abandon progressif pour lutter contre
le réchauffement climatique.
L’électricité est une énergie nationale dans la quasi-totalité
des pays, ce qui n’exclut pas des échanges transnationaux....