RÉSUMÉ
Les réacteurs nucléaires en France sont dotés d'installations informatisées de contrôle commande assez évoluées. Cet article présente un retour d'expérience d'EDF sur ces équipements, leurs succès et leurs difficultés, afin d'en dégager des leçons pour les installations futures. Des systèmes complexes comme les réacteurs nucléaires réclament des logiciels fiables et adaptés, mais quelles sont les règles à respecter pour obtenir un succès certain?
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INTRODUCTION
L’article
traite des principes généraux de conception des systèmes de contrôle-commande des tranches nucléaires françaises tandis que les articles
et
s’attardent plus longuement sur les réacteurs à eau pressurisée (filière dite REP), dont le fleuron de l’électronucléaire français, le N4 : ce palier industriel, venant après ceux du 900 MWe (34 réacteurs, quasiment pas informatisés) et du 1 300 MWe (20 réacteurs que l’on qualifiera de semi-informatisés), développe un nouveau type de réacteur dont le contrôle-commande, entièrement informatisé (procédures de conduite, en fonctionnement normal ou accidentel, incluses) constitua une première mondiale. Ses quatre exemplaires de 1 450 MWe chacun ont été couplés au réseau EDF, sur les sites de Chooz et de Civaux, entre août 1996 et décembre 1999.
L’achèvement de tout ce programme rend possible et nécessaire un retour sur son développement, ses succès et ses difficultés, afin de tenter d’en dégager quelques leçons pour de futures réalisations. C’est ce qu’EDF résume par le concept de retour d’expérience (communément abrégé en
REX
), objet du présent article.
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Retour d'expérience des centrales informatisées