L’impact sur l’environnement, pour ce qui est des déchets et de l’énergie consommée, est devenu un enjeu majeur sous la pression de la réglementation européenne, en particulier avec l’entrée en vigueur de REACH, le règlement relatif à l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques. Le tout sur un marché toujours plus rude, où les coûts de production deviennent déterminants. Pour répondre à ces défis et accélérer la recherche, les équipes de recherche et l’industrie ont recours aux microréacteurs. Ils sont utilisés pour tester différentes voies de synthèse en parallèle, des conditions expérimentales ou la détermination des données cinétiques ou physico-chimiques avec, à la clé, un gain de temps appréciable.
Mais ce nouvel outil ouvre aussi des perspectives industrielles. Des synthèses, bannies ou délicates, deviennent possibles. Les laboratoires pharmaceutiques commencent à s’équiper bien que cela prenne du temps car l’intégration de microréacteurs au niveau industriel nécessite de revoir tout le procédé. Le passage aux microréacteurs est un changement de culture. Ils permettront de passer plus rapidement d’un procédé de recherche et développement (R&D) à une échelle industrielle par leur parallélisation.
Dans l’article
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ont été exposés les avantages et les inconvénients des laboratoires sur puce, puis un état de l’art des microsystèmes développés spécifiquement pour des applications à la chimie séparative élémentaire (sels, métaux et radionucléides), pour les caractérisations chimiques et physico-chimiques des processus ainsi que pour l’intensification de la R&D. L’article
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se focalise sur la conception de ces laboratoires sur puce, avec notamment l’exposé des fonctions de base, le choix des matériaux. Les principes de fonctionnement des microsystèmes séparatifs sont décrits de façon à comprendre...