INTRODUCTION
Le domaine abordé est beaucoup trop vaste et les différents aspects trop variés
pour qu’ils puissent être traités et développés en détail dans cet article.
Devant limiter l’exposé, nous avons dû effectuer des choix. Il semble que les
difficultés rencontrées par les ingénieurs d’études et de recherches, qui sont
confrontés à des problèmes de dynamique stochastique, que nous appellerons
encore problèmes de vibrations aléatoires, soient dues à deux facteurs
principaux.
Le premier concerne le choix de l’approche mathématique qui permettra
de construire une méthode de résolution effective pour un problème donné. Cette
difficulté provient souvent du fait que les méthodes issues de la théorie des
probabilités sont assez variées et que l’ingénieur, non encore familiarisé avec
cette théorie, peut rencontrer quelques difficultés à se repérer dans l’ensemble
des résultats disponibles.
Le second facteur est dû au caractère pluridisciplinaire, puisque l’on doit
faire appel simultanément : à l’ensemble de la mécanique, à la théorie des
probabilités et en particulier à celle des processus stochastiques, aux statistiques
mathématiques, à la théorie et au traitement du signal, aux mathématiques
appliquées usuelles mais aussi à l’analyse fonctionnelle, à l’analyse numérique
et enfin très largement à l’informatique.
Dans ces conditions les objectifs que nous nous sommes fixés sont les suivants :
exposer les principales méthodes constructives pour les grandes classes de
problèmes de vibrations aléatoires, en indiquant les limites des méthodes, liées
le plus souvent aux contraintes numériques ;
donner les grandes étapes des raisonnements, afin que les développements
présentés soient autonomes et directement utilisables ;
aborder les problèmes classiques, c’est-à-dire ceux qui se posent le plus
souvent dans les études et recherches menées, par exemple, dans les secteurs
de l’aérospatiale, de l’aéronautique, des génies nucléaire, mécanique, maritime,
civil, des industries automobiles, pétrolières et ferroviaires, de la géophysique,
etc.
La terminologie
classique
ne signifie pas du tout que les méthodes appliquées
soient toujours simples. Bien au contraire, une majorité de ces problèmes dits
classiques nécessite la mise en oeuvre de méthodes mathématiques et
numériques avancées, ainsi que des moyens informatiques puissants. Du reste,
un certain nombre de ces problèmes ne sont pas encore résolus et font l’objet
d’un effort de recherche très important sur le plan international.
Les limites des méthodes proviennent,...
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ?
Se connecter
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Lecture en cours
Problèmes classiques de dynamiques stochastiques : méthodes d’études