Catalyse par des nanoparticules métalliques

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AF6508 V1 Article de référence

Catalyse par des nanoparticules métalliques

Auteur(s) : Sylvain ANTONIOTTI

Date de publication : 10 juillet 2016 | Read in english

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RÉSUMÉ

La découverte de propriétés originales de la matière à l’échelle nanométrique a débouché récemment sur des applications dans les domaines de la physique et de la chimie. En particulier, dans le cas des nanoparticules métalliques, des propriétés en catalyse ont pu être identifiées, étudiées et utilisées à l’échelle du laboratoire dans des applications pour la synthèse de diverses molécules organiques. Le but de cet article d’introduction de la nanocatalyse est de présenter ces nouveaux objets que sont les nanoparticules métalliques, les décrire, comprendre en quoi elles différent des complexes organométalliques traditionnels ou des surfaces métalliques, et illustrer par quelques exemples leurs applications en catalyse, ainsi que leurs atouts en termes de chimie durable.

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AUTEUR(S)

  • Sylvain ANTONIOTTI : Docteur es Sciences, HDR - Chargé de Recherche CNRS, Institut de Chimie de Nice UMR 7272 CNRS Université Nice Sophia Antipolis, France

 INTRODUCTION

La catalyse par des dérivés métalliques (complexes, sels ou surfaces) est un domaine de la chimie qui s’étend sur plusieurs spécialités comme la chimie de coordination, la chimie physique, la chimie organique et pour les applications la chimie des procédés.

La catalyse homogène se caractérise par le fait que le(s) substrat(s) est(sont) présent(s) dans la même phase que le catalyseur, le plus souvent une phase liquide (solvant). La possibilité de stabiliser par solubilisation des espèces intermédiaires très réactives combinées avec les propriétés électroniques des métaux de transition en général et des métaux nobles en particulier (Pd, Pt, Au, Rh, Ir) a permis le développement de centaines de réactions très sophistiquées, notamment dans le domaine de la chimie fine, conduisant à des produits à haute valeur ajoutée (principes actifs pharmaceutiques, phytosanitaires, cosmétiques, ingrédients pour la parfumerie, arômes alimentaires, précurseurs de matériaux high-tech…). Dans ce cas, le catalyseur doit être séparé des produits à l’issue de la réaction, ce qui nécessite une étape supplémentaire, pas toujours performante. Ces réactions se caractérisent par une grande sélectivité, des mécanismes réactionnels assez bien définis, mais une transposition à l’échelle industrielle se révèle complexe et parfois trop coûteuse. La majeure partie des réactions, pourtant très efficaces, développées à l’échelle du laboratoire ne franchit donc cette limitation que dans le cas de produits à très haute valeur ajoutée comme les principes actifs pharmaceutiques.

D’un autre coté, la catalyse hétérogène s’est développée initialement dans un contexte industriel pour les activités de raffinage des dérivés pétroliers (craquage, vapocraquage, reformage catalytique, isomérisation…) et se caractérise par le fait que le(s) substrat(s) est(sont) présent(s) dans une phase différente que le catalyseur, le plus souvent une phase fluide (liquide ou gaz) alors que le catalyseur est solide. Cette différence de phase permet une séparation aisée des produits et du catalyseur en fin de réaction et une très bonne recyclabilité de ce dernier. Cependant, la mise en contact du ou des substrat(s) avec le catalyseur est moins efficace et soumise à des barrières diffusionnelles. Des procédés en continu sont typiquement utilisés dans ce cas. Dans ce type de catalyse, les mécanismes réactionnels sont plus difficiles à appréhender, de par la complexité du matériau catalytique avec la présence de nombreux sites catalytiques potentiels et la difficulté à observer ceux-ci par des méthodes spectroscopiques, par exemple. La sélectivité n’est par conséquent pas toujours au rendez-vous, et ce type de catalyse a ainsi été développé pour des applications où celle-ci n’est pas requise, c’est-à-dire soit pour du raffinage de...

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MOTS-CLÉS

Oxydation   |   Catalyse hétérogène   |   synthèse organique   |   catalyse supportée   |   nanocatalyse

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-af6508

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