4. Conclusion : vers une éthique de terrain centrée sur les objets
Dès le début de leur émergence en tant que politique de recherche,
les NST ont été placées sous le signe d’une volonté d’articulation
des développements scientifiques et technologiques d’un côté, et de
leurs enjeux « éthiques et sociétaux » de l’autre. Devenues « réflexives »,
nos sociétés n’admettent plus en effet les partages trop commodes
entre science et opinion, experts et profanes : c’est à une pluralisation
des sources autorisées de l’expertise et de la parole publique sur
les technosciences que l’on a assisté, ainsi qu’à une mise en discussion
généralisée, dans des arènes dédiées, de la science et des scientifiques,
sommés d’être « responsables » et de rendre des comptes au public.
En Europe, cette articulation entre science et société a été même
envisagée comme le moyen d’expérimenter en grandeur réelle de nouvelles
manières de fabriquer des normes collectives
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Conclusion : vers une éthique de terrain centrée sur les objets