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INTRODUCTION
Les données anatomiques macroscopiques concernant le
système auditif périphérique
sont actuellement bien précisées. Il n’en est pas de même si l’on s’intéresse à la
structure
intime
de la cochlée
, bien que des découvertes datant maintenant d’une quinzaine d’années, portant sur des structures de dimensions proches du micromètre aient permis des avancées majeures dans la compréhension de la physiologie cochléaire. C’est ainsi, par exemple, que le rôle fondamental des cellules ciliées externes a pu être en partie dévoilé grâce à l’étude des struc-tures anatomiques mais aussi par la découverte de phénomènes totalement inconnus voici quelques années : les
otoémissions
. Ces connaissances nouvelles (encore controversées pour certaines), pour importantes qu’elles soient, sont encore insuffisantes pour permettre une connaissance satisfaisante du fonctionnement non seulement de l’appareil auditif périphérique, mais aussi des voies nerveuses centrales.
Si les déficits relevant d’atteintes de l’oreille externe (tympan) ou de l’oreille moyenne (osselets) sont le plus souvent accessibles aux techniques chirurgicales, il n’en est pas de même des
surdités
dites « nerveuses », cochléaires ou rétro- cochléaires. Des efforts importants restent donc à effectuer qui pourront permettre une meilleure approche thérapeutique des pathologies auditives mais aussi, on peut l’espérer, une réhabilitation efficace de ces différentes formes de surdité.
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Biophysique sensorielle. Acoustique physiologique