Cet article est un état de l'art synthétique de la DQC (Distribution Quantique de Clés cryptographiques) vue sous l'angle de la normalisation, et en particulier celui de l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute). Il présente des informations actualisées et élargies de la DQC normalisée, suivies de l'introduction de la QSC (Quantum Safe Cryptography), venant ainsi compléter l'article
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paru en 2008 sur la distribution quantique.
L'ETSI est un organisme officiel de normalisation dans les télécommunications, surtout connu pour ses standards GSM (4G/5G aujourd'hui). Composé de 770 membres dans 62 pays, il regroupe aussi les acteurs majeurs de la DQC dans l'ISG QKD (Industry specification Group, Quantum Key Distribution) en assurant une collaboration internationale entre les experts.
L'échange sécurisé le plus critique sur les réseaux publics (Internet, courrier physique) est celui permettant la mise en place de clés de chiffrement symétriques entre Alice et Bob. Cette étape préalable aux échanges de données est primordiale. Sur Internet aujourd'hui, la cryptographie est une rude compétition entre les responsables de la sécurité des systèmes d'information (gouvernementaux, militaires, industriels, financiers, médicaux) et les hackers qui peuvent être des ennemis, des concurrents, des enquêteurs, des pirates ayant de mauvaises intentions, ou parfois seulement des personnes qui aiment relever des défis et partager leurs résultats sur Internet.
L'enjeu est donc de sécuriser globalement les communications de données, ainsi que les informations stockées (et chiffrées) dans nos bases de données. Nos systèmes d'information contiennent parfois des secrets à protéger pour des dizaines d'années. Certaines données ont besoin d'une sécurité pérenne dans le temps. En effet, grâce aux capacités de stockage gigantesques disponibles à faibles coûts, les communications de données chiffrées et considérées sûres aujourd'hui (surtout les plus sensibles) peuvent être conservées par les hackers pour être décryptées ultérieurement. Ils peuvent en effet patienter jusqu'à la découverte de failles de conception, ou de défauts de fonctionnement. Le risque de décryptage devient de plus en plus important avec le temps et surtout avec l'augmentation...