3. Formation de diastéréoisomères labiles dans la phase mobile
L’ajout d’un réactif de dérivation chiral dans la phase mobile est essentiellement mis en œuvre en chromatographie en phase liquide. En chromatographie en phase gazeuse, la phase mobile a un pouvoir solvant trop faible (citons cependant l’étude réalisée par Maestas et al. [14] portant sur la résolution d’alcools et de cétones bicycliques racémiques par CPG sur des phases stationnaires achirales en ajoutant à l’injection un réactif de dérivation chiral volatil (d-limonène, l-menthol...) provoquant une dérivation in situ). Deux mécanismes de discrimination chirale sont envisageables. La formation des diastéréoisomères labiles peut se faire soit au sein de la phase mobile chirale, soit à la surface de la phase stationnaire après son imprégnation par le réactif chiral. Il est probable que ces deux mécanismes coexistent.
Cette méthode nécessite de grandes quantités de réactif chiral ; elle est limitée par la détection qui doit être compatible avec la nature du réactif chiral et, dans le cas d’une séparation préparative, par la récupération des énantiomères qui doivent être séparés du réactif chiral. En revanche,...
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