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Avancées dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer

Posté le 19 mai 2011
par La rédaction
dans Informatique et Numérique

Grâce à la collaboration des équipes britanniques de scientifiques et de cliniciens, et une équipe de l'Institut Karolina à Stockholm, un logiciel informatique avancé a été développé et utilisé pour la première fois en vue de détecter les signes précoces de la la maladie D'Alzheimer.

Des équipes britanniques de scientifiques et de cliniciens (basés à l’Institute of Psychiatry de King’s College London et au complexe hospitalier d’excellence du sud de Londres, le South London and Maudsley – SLaM), en collaboration avec une équipe de l’Institut Karolina à Stockholm, ont développé et utilisé pour la première fois un programme informatique avancé visant à détecter les signes précoces de la maladie d’Alzheimer à partir d’un scanner IRM pratiqué lors d’examens routiniers.

A l’heure actuelle, les scanners effectués dans la pratique clinique de routine permettent d’exclure la présence de pathologies capables de mimer la maladie d’Alzheimer. Ce logiciel d’« IRM automatisé », au contraire, compare automatiquement l’image scannée du cerveau d’un patient à 1 200 images référencées, chacune correspondant à une étape différente de l’avancement de la maladie. Il s’agit donc de détecter la maladie plutôt que de l’exclure. Ce logiciel a été utilisé pour la première fois au sein du National Health Service (NHS, Service de santé britannique), dans un service hospitalier de la mémoire (Memory Clinic) pour obtenir un diagnostic précoce. L’étude a montré que 85 % des résultats indiquaient un diagnostic fiable, obtenu dans un délai inférieur à 24 heures suivant l’examen.

Le système est actuellement dans sa phase de test pour les douze prochains mois, dans les hôpitaux SLaM incluant Croydon, Lambeth et Southwark. Ceci permettra notamment d’accroître le nombre de patients testés et donc d’affiner les statistiques associées, mais également d’obtenir des images de haute qualité utilisables en recherche, étape incontournable dans le développement de nouvelles molécules thérapeutiques contre la maladie d’Alzheimer, la démence et la médecine personnalisée.

Cette avancée, issue des recherches d’équipes multidisciplinaires, est d’autant plus importante que les signes précoces de cette maladie sont rarement traités jusqu’à ce que les symptômes soient plus prononcés et définitifs. Les personnes touchées ayant un diagnostic plus précoce n’ont pas encore de symptômes cliniques et pourraient ainsi planifier les soins dont ils auront besoin lorsqu’ils sont en possession de toutes leurs facultés mentales, et améliorer leur qualité de vie aussi longtemps que possible. Une conséquence appréciable pour les Etats serait la réduction du nombre de personnes acceptées dans des maisons de soins intensifs, réalisant ainsi des économies importantes.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative du cerveau au cours de laquelle les fonctions cérébrales sont perdues de manière irréversible. Les signes et symptômes les plus fréquents touchent dans un premier temps la mémoire, suivis de troubles cognitifs de plus en plus sévères menant à une perte progressive d’autonomie jusqu’au décès. Les diagnostics actuels reposent sur des tests neuropsychologiques et l’observation d’une atrophie du cerveau dans ses zones corticales où sont situés les neurones importants pour la mémoire.

Au Royaume-Uni, on estime à 750.000 le nombre de personnes atteintes de démence, la maladie d’Alzheimer comptant pour 465.000 des cas. La charge financière se monte à environ 20 M£ par an. Selon la Alzheimer’s Society, association caritative dédiée à l’aide aux patients et leurs familles et finançant la recherche biomédicale pour lutter contre cette maladie, un million de personnes vivront avec la maladie dans 15 ans, et 1,7 million en 2051.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66712.htm

 

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