2. Leçon du passé
Nos ancêtres, avec peu de moyens, ont accompli des prouesses qui font encore notre admiration. À l’époque médiévale, ils ont été d’une audace inouïe. Peut‐être ne sommes‐nous plus assez imaginatifs, mais nos lois administratives nous enserrent. Ces réalisations n’ont cependant pas été établies pour épater ; sans doute y avait‐il le désir de dépasser en grandeur, en beauté, d’autres édifices, afin d’élever un chant d’amour à Dieu. Rien n’est trop beau pour le temple de la Divinité, cette demeure dans laquelle il se manifeste invisiblement ; chaque détail de cette construction s’harmonise dans un ensemble qui exalte l’universel. Pas de détails insignifiants ; la sculpture médiévale parle, suggère, décrypte la pensée secrète de ces habiles constructeurs.
Pour Plotin, les formes ne sont que les reflets des idées, tout comme l’humain dépend du Cosmos. Le nombre imprègne...
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Leçon du passé