Architecture religieuse

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C4055 V1 Article de référence

Architecture religieuse

Auteur(s) : Maurice NOVARINA, Jean‐Pierre BAYARD

Date de publication : 10 mai 1989

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AUTEUR(S)

  • Maurice NOVARINA : Membre de l’Institut - Architecte en Chef des Bâtiments Civils et des Palais Nationaux - Ingénieur de l’École Spéciale des Travaux Publics (ETP)

  • Jean‐Pierre BAYARD : Ingénieur de l’École Spéciale des Travaux Publics (ETP) - Docteur ès Lettres d’Université - Écrivain

 INTRODUCTION

Existe‐t‐il une architecture religieuse ? Des arts religieux ? Un art chrétien ? L’art n’est‐il pas une évocation des valeurs sacrées qui sont éternelles ? S’il y a un art chrétien, c’est‐à‐dire un art qui prend son inspiration dans le dogme chrétien, doit‐il avoir une forme aux canons impératifs, intangibles ? Quelles formes et quelles qualités spirituelles doit‐il recevoir ? Comment définir, et même imposer, des fonctions plastiques ? En réalité, l’art religieux évolue en reflétant l’esprit de l’époque dans laquelle il s’épanouit.

Dans la plaquette Les églises modernes , Pierre Pinsard note que notre époque réalise de grands bâtiments industriels, des usines qui ont de grandes qualités et il ajoute : « il ne faut pas craindre son siècle, mais nous pensons au contraire qu’il faut s’engager résolument, non pas à contre‐courant, mais avec le courant dans le but de remettre les choses à leur vraie place, en proclamant la primauté du spirituel ».

Ni style, ni technique, ni règle imposés pour construire, mais une prise de conscience qui illumine l’architecture religieuse, l’art royal.

Comme pour tout autre édifice, il existe des contraintes : les règles de l’urbanisme, de l’économie, de la sociologie voisinent avec les règlements administratifs.

Il faut aussi bien connaître les nouveaux matériaux. En 1922, les frères Perret, au Raincy, montrent les ressources du béton armé ; à Ronchamp, en 1955, Le Corbusier crée des formes vivantes et profilées. Cet art vivant, au service de la liturgie, doit suivre l’évolution des communautés chrétiennes, se plier aux nouveaux concepts dégagés par le Concile Vatican II.

Notre société diffère de celles des siècles passés ; notre architecture doit s’intégrer dans un nouveau concept, refléter notre monde environnant tout en lui communiquant une énergie qui le fait participer aux plus hautes et aux plus nobles aspirations qui sont éternelles.

En dehors de l’apport de nos techniques, de nos connaissances de métier, nous devons dégager la spiritualité de l’architecture religieuse, quel que soit le pays. Le sacré baigne la vie , imprègne les gestes et l’esprit de tout créateur ; toute imagination créatrice s’oriente vers un système de valeurs qualificatives.

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-c4055

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