Le développement de la maquette numérique de bâtiment répond au besoin de numérisation de la filière bâtiment. La structuration des données s’est accompagnée d’une démarche de standardisation développée depuis le milieu des années 1990 pour aboutir au format normalisé de données autour d’un modèle 3D de bâtiment.
Dans cet article sont abordées l’émergence et les perspectives liées à ces technologies, en particulier pour de nouvelles méthodes de conception dans un contexte d’exigences accrues de performance environnementale et énergétique des bâtiments.
Par exemple la future réglementation des bâtiments neufs sur la performance environnementale introduit l’impact carbone associé. L’expérimentation E+C–, depuis 2016, préfigure cette norme de bâtiment à énergie positive et à faible impact environnemental.
La définition des classes d’objets complexes et des ontologies associées favorise le développement de l’interopérabilité logicielle et, à terme, de l’automatisation et de la fiabilité de la saisie de données dans des logiciels métiers du bâtiment. Cette automatisation autour de la maquette numérique, ou processus BIM (Building Information Modeling), ouvre également des perspectives à plus long terme d’analyse paramétrique ou d’optimisation multicritère et multimétier (ex : coût global, énergie, impact environnemental).
Durant les phases de conception, l’automatisation des procédures peut permettre de tester et d’anticiper les contraintes de réalisation, les interactions entre lots de travaux et avec des niveaux plus élevés de détails que dans la démarche traditionnelle. Ajoutée à la capitalisation et à la fiabilisation des saisies de données, ces méthodes en développement autour du BIM doivent permettre de concevoir des bâtiments performants énergétiquement dans les meilleurs compromis de coût.
L’échange centralisé des données fait progressivement évoluer l’organisation des phases, depuis l’esquisse jusqu’au projet finalisé, puis du chantier à la réception et à l’exploitation de l’ouvrage.