L’adhérence se caractérise par la capacité d’un revêtement à mobiliser des forces de frottement entre l’objet (pneumatique, semelle, embout de canne …) et le sol (chaussée, marquage au sol, trottoir, voie cyclable …) sous l’effet de sollicitations engendrées par son déplacement. Elle s’oppose à la glissance.
Sur chaussée sèche, le niveau d’adhérence est généralement satisfaisant. Par contre, sur un sol mouillé ou humide, l’adhérence diminue considérablement. Un film d’eau s’interpose entre l’objet et le sol de sorte que les forces de contact ne peuvent plus se développer. Ainsi, le revêtement doit présenter des irrégularités de surfaces suffisantes pour permettre de retrouver des conditions de contact aussi proches que possible que celles rencontrées sur chaussée sèche. Selon l’échelle, on distingue la macrotexture et la microtexture. Il s’agit là des deux indicateurs de texture qui permettent de qualifier l’adhérence d’un revêtement.
L’article traite de l’adhérence des chaussées routières, des produits de marquage au sol et des revêtements des espaces publics. Il décrit et commente les principaux moyens d’essai et appareils de mesure ainsi que les normes et la règlementation en vigueur. L’adhérence d’un revêtement est un facteur important pour la sécurité et le confort. Pour les personnes déficientes visuelles, les contrastes d’adhérence constituent une source d’information. De par ses fonctions, la connaissance des performances en adhérence d’un revêtement permet aux différents acteurs de mieux répondre aux besoins de tous les usagers.