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Michel NEY : Institut Mines-Télécom, TELECOM Bretagne, Brest, France
INTRODUCTION
Les phénomènes électromagnétiques ont été longtemps négligés voire ignorés. La raison est due au fait que les systèmes ont longtemps opéré à des fréquences relativement basses pour lesquelles la longueur d’onde était bien plus grande que leurs dimensions. C’est donc tout d’abord dans le domaine des machines électriques que l’on s’est mis à chercher le moyen de résoudre les équations de type Laplace ou de Poisson qui régissent les champs en électrostatique et magnétostatique. Ces équations sont les formes statiques de l’équation d’ondes et permettent de déterminer les champs (ou plus généralement les potentiels associés) dans les structures puis d’en déduire les distributions de charges ou de courants. En ce qui concerne les circuits, les lemmes de Kirchhoff ont depuis longtemps été introduits dans des logiciels sophistiqués qui permettent de résoudre des circuits d’une grande complexité. Dans ce cas, les éléments sont localisés et il n’est nul besoin pour l’ingénieur de connaître les phénomènes liés à l’électromagnétisme pour concevoir le schéma du circuit et ensuite l’analyser et prédire ses performances. Les phénomènes de rayonnement et couplage étaient plutôt le problème des ingénieurs s’occupant des antennes ou de la propagation des ondes dans divers milieux ou structures.
Pourtant, les concepteurs de dispositifs ont été très vite confrontés à des problèmes liés à deux contraintes. L’augmentation des débits numériques et des fréquences opérationnelles et la miniaturisation des dispositifs pour en réduire leur encombrement et leur poids. C’est alors qu’apparaissent les premiers symptômes remettant en question les modèles traditionnels pour la conception des circuits. Les éléments non seulement ne sont plus des inductances, capacités ou résistances pures mais les interconnexions deviennent des lignes de transmission qui introduisent des retards, des pertes et de la dispersion (distorsion des signaux). De plus, les couplages entre lignes et/ou éléments sont à prendre en compte pour éviter des prédictions de performances erronées. Finalement, les signaux qui se propagent dans les dispositifs ne sont plus assimilables à une tension (ou un courant) localisée, communément utilisée en circuit, mais plutôt à des ondes dont la théorie des lignes constitue une première approximation. D’une manière plus générale, la présence de discontinuités favorise la génération de modes supérieurs qui provoquent des réflexions et un rayonnement dans le cas de structures ouvertes. Tous ces phénomènes doivent être pris en compte plus ou moins rigoureusement...
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Bases de l'électromagnétisme
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