Amplificateur optique à semi-conducteur

Ajouter à la bibliothèque

E7007 V1 Article de référence

Amplificateur optique à semi-conducteur

Auteur(s) : Jean-Claude SIMON, Michel JOINDOT

Relu et validé le 22 janvier 2025 | Read in english

Ajouter à la bibliothèque Ajouter à la bibliothèque

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

RÉSUMÉ

Cet article décrit le principe de fonctionnement ainsi que les caractéristiques des amplificateurs optiques à semi-conducteur (SOA pour Semiconductor Optical Amplifier). Les caractéristiques statiques sont présentées : gain, bande passante optique, sensibilité à la polarisation, puissance de saturation, facteur de bruit. La réponse du SOA en régime dynamique est ensuite analysée ainsi que ses conséquences sur la qualité du signal : harmoniques, mélange à quatre ondes. Les différences entre le SOA et l’amplificateur à fibre dopée (EDFA) sont abordées. Enfin, l’article présente les principales applications de ce composant en télécommunications optiques et en optique intégrée.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l'article

AUTEUR(S)

  • Jean-Claude SIMON : Professeur émérite, Institut Foton/CNRS UMR 6082 Université de Rennes 1/Enssat, Lannion, France

  • Michel JOINDOT : Professeur émérite, Institut Foton/CNRS UMR 6082 Université de Rennes 1/Enssat, Lannion, France

 INTRODUCTION

Avec la mise au point vers la fin des années 1970 des fibres monomodes, dont la dispersion chromatique était considérablement plus faible que la dispersion modale des fibres multimodes utilisées jusque-là, c’est l’atténuation qui était devenue la principale limitation à la portée des systèmes terrestres ou sous-marins : une simple amplification, sans nécessaire remise en forme du signal, pouvait simplifier considérablement les répéteurs. Le concept d’amplification optique directe semblait donc une alternative envisageable aux complexes répéteurs optoélectroniques, et les premiers travaux expérimentaux sur les amplificateurs optiques à semi-conducteurs (SOA) ont été publiés au début des années 1980. Mais ce n’est qu’à la fin de ces années 1980 que la recherche sur les amplificateurs optiques directs connaît une réelle accélération. En effet, jusque-là les systèmes de transmission optique n’utilisaient qu’une seule porteuse. Or, pour faire face à la demande sans cesse croissante de capacité de transmission à longue distance, il sembla judicieux de juxtaposer plusieurs porteuses modulées dans la fibre, par un multiplexage spectral permettant d’exploiter la bande passante phénoménale des fibres optiques (plusieurs dizaines de térahertz). Cependant, la nécessité d’amplifier périodiquement ce multiplex de canaux optiques avec des répéteurs optoélectroniques pose un énorme problème de coût. En effet, ces répéteurs n’étant capables de traiter qu’un seul canal à la fois, il était indispensable d’installer dans chaque poste de régénération autant de répéteurs que de canaux présents dans le multiplex. En revanche, un seul amplificateur optique direct fonctionnant sur le principe de l’émission stimulée, et doté d’une largeur de raie de fluorescence de quelques térahertz, permettrait d’amplifier simultanément tout le multiplex de canaux optiques.

C’est cette perspective qui accéléra la recherche sur les amplificateurs optiques. Deux techniques différentes d’amplificateurs optiques directs furent étudiées et développées à la fin des années 1980 : le SOA, objet de cet article, et l’amplificateur à fibre dopée à l’erbium (EDFA). L’objectif prioritaire était de mettre au point un amplificateur en ligne capable d’amplifier simultanément plusieurs canaux. Assez rapidement, c’est l’EDFA qui présenta les meilleures performances sur des points essentiels : une indépendance totale à l’état de polarisation du signal, due à la géométrie constitutive de la fibre, un facteur de bruit faible, des pertes d’insertion en ligne négligeables, et une absence totale de distorsion des signaux pour des fréquences de modulation supérieures au MHz.

Du côté du SOA, en dépit de nombreux efforts technologiques visant à améliorer sa sensibilité à la polarisation, celle-ci reste encore actuellement de l’ordre...

Cet article est réservé aux abonnés
Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.

Cet article est réservé aux abonnés Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?


MOTS-CLÉS

SOA   |   amplificateur optique à semi-conducteur   |   télécommunications optiques   |   traitement tout-optique du signal

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-e7007

Lecture en cours
Amplificateur optique à semi-conducteur

Article inclus dans l'offre

"Optique Photonique"

( 235 articles )

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Services

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir le détail de l'offre

Dans les ressources documentaires

Évaluation de la température des composants actifs de puissance

Les performances et la durée de vie des convertisseurs statiques d’énergie électrique sont liées à la tem...

Commande des composants à semi-conducteurs de puissance : contexte

Cet article décrit l’environnement électrique et thermique des composants à semi-conducteurs de puissance...

Caractéristiques des composants à semi-conducteur de puissance en vue de leur commande

Cet article décrit les caractéristiques électriques des principaux composants à semi-conducteur de puissa...

Tous les livres blancs
Toutes les actualités

Inscrivez-vous aux newsletters !

Contactez-nous