L’utilisation de la fibre optique, avec ses avantages intrinsèques
de bande passante, de faibles pertes et faibles dimensions, est le
principal moyen de transmission sur des distances supérieures à 100 m.
Cependant, la demande liée à l’IA (intelligence artificielle) pousse
l’utilisation des fibres sur des distances plus courtes, où la faible
consommation des composants devient un facteur important : on parle
alors d’interconnexions optiques. Au fur et à mesure de l’évolution
des technologies, les interconnexions optiques, qui relient les cartes
de brassage de données entre elles, apparaissent sur ces cartes pour
interconnecter les processeurs entre eux. La demande de brassage et
de traitement de données liée à l’accès au grand public des IA a poussé
les industries des semi-conducteurs et les acteurs des télécommunications
à développer de nouvelles technologies, compatibles avec ces flux
de données. Ainsi, le développement rapide du copackaging, de la photonique
sur silicium et des nanotechnologies de fabrication (cristaux photoniques,
métamatériaux, plasmonique, biophotonique, etc.) a pour sa part entraîné
des évolutions importantes dans le domaine de la photonique intégrée,
permettant une intégration de plus en plus évoluée d’un nombre toujours
croissant de fonctions électroniques dans des composants de taille
sans cesse réduite.
Cet article, sur la base des principes d’interconnexions optiques
présentés dans l’article parent
[E 3 652]
Interconnexions optiques, introduit
les technologies utilisées, leurs applications et les nouveaux axes
de recherche. Associés à la très forte croissance de la microélectronique,
ils devraient permettre aux interconnexions optiques de s’imposer
dans le domaine des communications entre cartes, entre composants
et éventuellement au sein même d’un composant.