L’utilisation de sources laser, avec leurs propriétés de cohérence
spatiale et temporelle et leurs densités de puissance, a réellement
ouvert le champ d’application du domaine de la photonique dans les
télécommunications optiques à partir des années 1980. Cette démarche
allait nécessiter la mise au point de nombreuses fonctions optiques
et photoniques destinées au contrôle actif de la lumière. Parmi celles-ci,
la fonction de modulation optique a fait l’objet d’une attention particulière.
Avant cela, la modulation optique
a joué très tôt un rôle dans le fonctionnement
des premières générations de lasers impulsionnels. Elle est alors
mise en œuvre au sein des lasers déclenchés, tels que les lasers Q-Switch,
ou dans les lasers à modes bloqués.
Les modulateurs électro-optiques, en particulier dans la version
intégrée dans le niobate de lithium qui fait l’objet de cet article,
sont fondés sur l’effet Pockels et font appel à des cristaux optiques
non linéaires. Parmi ces cristaux, le niobate de lithium, ou
, est particulièrement remarquable
du fait de ses propriétés électro-optiques qui lui confèrent une très
grande efficacité comparée à celle d’autres matériaux
. Les premiers modulateurs
électro-optiques massifs pour lasers fonctionnent en espace libre
et nécessitent, de ce fait, des tensions de commande de plusieurs
centaines de volts pour leur fonctionnement. Cela est dû au fait que
l’espace inter-électrodes est déterminé par l’épaisseur du cristal.
On parle de modulateurs massifs.
Les changements majeurs vont être apportés par le recours à des
guides d’ondes optiques
afin de confiner la lumière sous la surface du cristal.
Cette technologie, couplée...