Au sens étymologique, la certification – ou action de certifier – est l’assurance donnée par écrit qu’une chose est certaine, c’est-à-dire vraie. La certification est matérialisée par un certificat, document officiel dûment signé par une personne compétente – ou un organisme compétent – qui atteste, c’est-à-dire garantit, l’exactitude d’un fait porté à sa connaissance.
Dans le domaine de l’électrotechnique, où se situe le présent article, il existe des
certificats d’étalonnage
, documents attestant les valeurs vraies correspondant aux valeurs indiquées par un appareil de mesure, des
certificats de compétence
attestant la capacité d’une personne à effectuer une activité et des
certificats de conformité
attestant qu’un produit, un service, un organisme, une entreprise, ... satisfait les exigences d’un référentiel préétabli. Les certificats d’étalonnage ne sont pas évoqués dans le présent article, étant abordés dans le volume D2 I, – Mesures et essais du traité Génie électrique – et dans le volume R1 II – Techniques de mesure du traité Mesures et contrôles – des Techniques de l’Ingénieur.
La certification peut porter sur des produits industriels, des services, des produits agricoles et alimentaires, des systèmes d’assurance qualité d’entreprises – en abrégé appelée certification d’entreprise – et des personnels (tableau
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). La certification des produits agricoles et alimentaires n’entrant pas dans l’objet du présent article n’est donc pas évoquée.
En ce qui concerne la
certification de conformité des produits industriels,
ce terme est réservé, dans le présent article, à la certification par tierce partie, c’est-à-dire la certification délivrée par un organisme tierce partie. En effet, le document par lequel un constructeur ou un vendeur ou un importateur indique que son produit satisfait les exigences d’un référentiel ne peut être plus qu’une
déclaration de conformité,
bien que cette opération soit parfois qualifiée, à tort, d’autocertification. De même, l’acceptation de produits par un donneur d’ordres, même après qu’il ait effectué des essais, n’est pas considérée comme une certification ; cette opération est parfois qualifiée d’agrément ou d’homologation, notamment lorsque le donneur d’ordres est un service ministériel ou un organisme public ou para-public.
Après avoir présenté les différents...