RÉSUMÉ
Le réacteur à neutrons rapides exige certaines caractéristiques spécifiques pour son fluide caloporteur. Le sodium semble un excellent candidat, et cet article en explique les raisons en détail. Il est d'ailleurs très largement utilisé dans les réacteurs expérimentaux et exclusivement dans les prototypes. Les propriétés physico-chimiques du sodium et son utilisation en tant que caloporteur ont une influence très forte sur les particularités et les performances des réacteurs à neutrons rapides.
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INTRODUCTION
Le concept d’un
réacteur à neutrons rapides
(RNR) nécessite l’emploi d’un fluide caloporteur non modérateur de neutrons ce qui explique
de facto
l’élimination de l’eau. Les autres critères également nécessaires pour un fluide caloporteur de cette filière sont :
une faible section efficace de capture neutronique ;
une capacité d’extraire une puissance volumique élevée ;
un bon comportement aux radiations, une corrosion réduite des circuits ;
une nocivité réduite voire nulle ;
une grande disponibilité industrielle et un faible coût.
Pour remplir ces critères, le sodium apparaît comme un excellent candidat. Cela explique sa très forte émergence dans la filière rapide lors de la construction dans le monde des réacteurs expérimentaux, et son choix exclusif lors de la construction des réacteurs de démonstration ou des réacteurs prototypes.
D’un point de vue chimique, le sodium est un réducteur très puissant ce qui implique notamment une grande réactivité à l’air et une réaction très vive avec l’eau. Le développement des RNR actuels est donc intimement lié à la technologie spécifique du sodium. Ainsi, les particularités et les concepts technologiques de cette filière sont souvent les conséquences directes des propriétés physico-chimiques du sodium et de son usage comme caloporteur.
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Le caloporteur sodium