La France a développé dans la deuxième moitié du vingtième siècle, de manière volontariste, un programme nucléaire de grande ampleur. Ce programme, civil et militaire, couvre aujourd’hui l’ensemble du cycle du combustible nucléaire, une part majoritaire de production d’électricité d’origine nucléaire, ainsi que de nombreuses installations d’essai et de recherche.
Le point commun à toutes ces installations est la mise en œuvre de matières fissiles ou fertiles.
La prise en compte des risques associés à ce programme s’exerce dans le cadre de la responsabilité de l’État français vis-à-vis de ces citoyens, mais également vis-à-vis de la communauté internationale.
Dans le cadre de la réglementation nationale, la responsabilité première est celle des exploitants qui doivent connaître en permanence la quantité, la qualité et la localisation des matières nucléaires qu’ils détiennent. Ceci nécessite de leur part une organisation du suivi et de la comptabilité des matières nucléaires, complétée par une protection efficace contre le vol ou le sabotage.
L’organisation française prévoit un contrôle de la bonne application de cette réglementation dans les installations nucléaires et lors des transports de matières nucléaires par le ministre chargé de l’Industrie, avec l’appui de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire.