Les cellules solaires à base de silicium sont actuellement les plus utilisées dans le monde. Cependant, leur mise en œuvre lourde et coûteuse, comme la fusion et l’équarrissage, ne permet pas d'envisager son utilisation dans des secteurs bon marché. Une solution de substitution, basée sur la technologie propre aux couches mines, est en pleine émergence, notamment les cellules hybrides et tout organique. Non seulement l’élaboration de grandes surfaces souples devient réalisable mais de plus elles présentent un rendement photovoltaïque bien appréciable. Pour autant, les matériaux utilisés doivent posséder des propriétés physiques et chimiques particulières. Sont citées et analysées les caractéristiques des différents matériaux constituant une cellule nanocristalline à colorant et une cellule tout organique.
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Fabrice GOUBARD : Professeur au Laboratoire de physicochimie des polymères et des interfaces Université de Cergy-Pontoise
INTRODUCTION
Les cellules solaires à base de silicium représentent actuellement la quasi-totalité des cellules utilisées dans le monde. Cependant, sa mise en œuvre ne permet pas d'envisager son utilisation dans des secteurs bon marché. En effet, basée sur la reduction de la silice, l'élaboration de tels dispositifs nécessite des transformations lourdes et coûteuses comme la fusion et l'équarrissage du matériau. Depuis quelques temps, ont émergé des solutions à bas coût utilisant principalement la technologie propre aux couches minces. Cette dernière repose sur la superposition de couches actives conductrices d'épaisseur totale 10 à 20 fois inférieure à celle de couches monoblocs de silicium. D'autre part, le degré de pureté des produits requis est de 2 ordres de grandeur plus faible que celui demandé pour un dispositif au silicium. Issues de cette technologie propre aux couches minces, les cellules hybrides et tout organique comptent parmi les plus prometteuses. Elles doivent leur succès non seulement à la possibilité de réaliser de grandes surfaces souples grâce au procédé par enduction «
roll-to-roll
» mais aussi à leur rendement photovoltaïque de plus en plus appréciable. Cependant, les matériaux utilisés doivent posséder des propriétés physiques et chimiques particulières répondant à la fois au fonctionnement d'une cellule photovoltaïque et à sa mise en œuvre. Dans cette étude, nous citerons et analyserons les caractéristiques des différents matériaux constituant une cellule nanocristalline à colorant et une cellule tout organique. Puis, nous détaillerons leur mise en œuvre au sein d'un dispositif.
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(1) - BROUSSE (B.) -
Réalisation et caractérisation des cellules solaires organiques obtenues par dépôt physique.
-
Thèse de Doctorat, Université de Limoges, France (2004).
(2) - TANG (T.) -
Appl. Phys. Lett.,...
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