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AUTEUR(S)
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François BAUTIN
: Total Coal Int.
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Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
: Université Pierre-Mendès-France, Grenoble
INTRODUCTION
La place qu’occupe le charbon dans le bilan énergétique mondial (25 %) et la possible augmentation de cette contribution au cours des prochaines décennies tiennent à la spécificité de ses usages dans la sidérurgie, à son excellente compétitivité avec les autres sources d’énergie dans les centrales thermoélectriques. Ses coûts fixes et variables de combustion, qui sont plus élevés que ceux des produits pétroliers ou du gaz naturel, sont compensés par des prix inférieurs et plus stables du combustible sur les grands marchés nationaux (États-Unis, Chine, Russie) ou internationaux (Atlantique et Pacifique). Cette situation s’explique par :
la vive concurrence qui s’exerce sur les uns et sur les autres, grâce à des barrières à l’entrée dans l’industrie suffisamment basses pour éviter un degré de concentration des entreprises susceptible d’engendrer un pouvoir de marché ;
l’arrivée régulière de nouveaux venus dans l’industrie charbonnière, pays développant les exportations ou les importations, entreprises développant des domaines miniers ;
des ressources exploitables encore abondantes et largement distribuées géographiquement ;
la coexistence de techniques d’exploitation traditionnelles, surtout en sous-terrain, et de techniques plus capitalistiques, notamment à ciel ouvert ;
l’amélioration des moyens de transport du charbon (chemin de fer, routes et ports).
Le charbon est un émetteur de gaz à effet de serre important. Il pourrait donc être temporairement pénalisé par un prix élevé du carbone que devraient payer ses usagers sous forme de taxe ou de droits d’émission, du type Emission Trading System de l’Union européenne. Cependant, la perspective qu’offre le développement des technologies de captage et de stockage du dioxyde de carbone en ferait la source d’énergie idéale : propre, abondante, géographiquement bien distribuée, facilement transportable, transformable (en électricité, hydrogène, combustibles liquides, bases chimiques).
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Combustibles solides. Charbon — Économie et ressources