Afin d’éviter que des phénomènes dangereux tels que des incendies,
explosions ou encore des rejets de matières dangereuses, susceptibles
d’occasionner des dommages sur les personnes, l’environnement ou les
biens, les industriels sont amenés à mettre en place des mesures de
maîtrise des risques (MMR) dont le rôle est de prévenir l’apparition
de tels phénomènes ou d’en limiter les conséquences.
Parmi ces couches de protection, se trouvent les systèmes instrumentés
de sécurité (SIS) qui permettent la mise en œuvre de fonctions instrumentées
de sécurité (SIF).
Différentes couches de protection peuvent être mises en œuvre
afin de réduire les risques dans le but de les rendre acceptables.
Ces différentes couches sont valorisées lors des analyses quantitatives
ou semi-quantitatives menées dans le but de déterminer le niveau de
SIL requis des SIF (revue SIL réalisée à l’aide de méthodes telles
que la LOPA ou le graphe de risques par exemple).
Une fois le niveau de SIL requis connu, l’analyste doit démontrer
que la probabilité de défaillance permet de vérifier le niveau de
SIL requis alloué lors de la revue SIL. Pour ce faire, les normes
IEC 61508 et IEC 61511 peuvent être utilisées afin :
Il est dès à présent important de souligner que les formules de
calcul présentées dans l’annexe B de la norme IEC 61508-6 n’ont qu’un
caractère informatif et que d’autres méthodes peuvent être utilisées
pour évaluer la probabilité de défaillance d’une SIF.
Après quelques rappels essentiels sur les normes IEC 61508 et
IEC 61511, cet article se propose dans un premier temps de dresser
un aperçu des méthodes qui permettent d’estimer la probabilité de
défaillance d’une SIF, puis dans un second temps de rappeler les contraintes
architecturales introduites dans les normes IEC 61508 et IEC 61511.