L’émission de composés organiques volatils (COV) dans l’air ambiant est devenue depuis plusieurs années un fort enjeu de santé publique. De nombreuses études ont en effet montré que les COV peuvent être toxiques, voire cancérigènes, mutagènes ou tératogènes. Outre leurs effets directs sur la santé, de nombreux composés ont des seuils olfactifs très bas et occasionnent une nuisance importante, tant pour les employés du site que pour le voisinage. Leurs impacts sur le milieu naturel ainsi que sur la santé humaine sont donc conséquents
. De plus, la croissance de la population humaine et la création de grandes villes ont créé de nouveaux modes de vie urbains et plus sédentaires qui obligent l’homme à s’exposer à un nouveau type de pollution atmosphérique, celle liée à l’air intérieur. En effet, en fonction des conditions climatiques, l’air extérieur est quotidiennement dispersé et lavé par la pluie, alors que ce n’est pas le cas pour l’air intérieur. Cela explique pourquoi la plupart des recherches scientifiques montrent que le nombre et les concentrations de polluants sont beaucoup plus élevés dans l’air intérieur que dans l’air extérieur.
La problématique de l’élimination de la nuisance olfactive est un sujet complexe car le principe réside souvent dans le traitement d’un effluent de grand débit et faiblement chargé mais constitué d’un mélange complexe de composés participant chacun à la « teinte » odorante
.
Les principales familles incriminées sont les dérivés soufrés (hydrogène sulfuré, mercaptans, sulfures), azotés (ammoniac, amines) et oxygénés (acides gras volatils, alcools, aldéhydes, esters). Cette diversité implique l’utilisation, de préférence, de techniques de dépollution peu sélectives, telles que la photocatalyse. Parmi les différents procédés...