Biostimulants : nature, fonction, réglementation, usages

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Biostimulants : nature, fonction, réglementation, usages

Auteur(s) : Claude ALABOUVETTE, Christelle CORDIER

Date de publication : 10 avril 2020 | Read in english

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RÉSUMÉ

Cet article présente les différentes catégories de biostimulants, produits qui stimulent les processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent. Les biostimulants microbiens constituent une catégorie particulièrement intéressante. Ils sont constitués de bactéries ou de champignons, libres ou symbiotiques, aux mécanismes d’action divers et aux effets variés. Pour accorder une autorisation de mise sur le marché d’un biostimulant microbien, la réglementation française exige d’identifier le micro-organisme au niveau de la souche, d’établir son innocuité vis-à-vis des êtres humains et de l’environnement et de démontrer son efficacité.

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AUTEUR(S)

  • Claude ALABOUVETTE : Docteur ès sciences, directeur de recherches honoraire - Conseiller scientifique de la société Agrene, Dijon, France

  • Christelle CORDIER : Docteur de l’université de Bourgogne, ingénieure, - Gérante de la société Agrene, Dijon, France

 INTRODUCTION

Avant de présenter les biostimulants, il faut se demander pourquoi une plante aurait besoin de biostimulants pour se développer. Et pour répondre à cette question il faut se rappeler quels sont les besoins nutritifs d’une plante. Pour assurer sa croissance et son développement, la plante a besoin d’oxygène pour assurer sa respiration, de gaz carbonique et d’énergie solaire pour réaliser la photosynthèse qui lui procure le carbone, d'eau et d'éléments nutritifs qu’elle se procure dans le sol. On distingue classiquement des éléments nutritifs majeurs : azote, phosphore, potassium, indispensables à la synthèse des constituants de la cellule végétale et des oligo-éléments : cuivre, fer, magnésium, manganèse, soufre, zinc, etc., qui participent au bon fonctionnement physiologique de la plante. Dans le milieu naturel, c’est le sol qui procure ces éléments nutritifs, mais il convient de souligner ici le rôle fondamental joué par l’action des organismes vivants et en particulier des micro-organismes. Ces derniers contribuent à la dégradation de la matière organique et à la mise à disposition d’éléments nutritifs nécessaires à la plante. Les interactions sol, plante, micro-organismes sont particulièrement importantes dans la rhizosphère des plantes. Celle-ci correspond au volume de sol soumis à l’influence des racines de la plante ; c’est le lieu des interactions principales entre la plante et les micro-organismes telluriques d’une part et, d'autre part, des interactions entre micro-organismes eux-mêmes. La distance à laquelle la racine d’une plante affecte les activités microbiennes est extrêmement variable ; elle dépend du type de sol, de l’espèce végétale et des activités microbiennes considérées. La racine de la plante modifie très largement certaines caractéristiques du sol telles que le pH, le potentiel hydrique, le potentiel d’oxydo-réduction, et apporte, via les exsudats racinaires, de nombreux éléments, en particulier des sucres et des acides organiques, qui stimulent les activités microbiennes et leurs interactions.

Dans les sols agricoles, les ressources en éléments nutritifs disponibles pour les plantes sont le plus souvent insuffisantes pour atteindre les objectifs de production et l’agriculteur doit recourir à la fertilisation. C’est particulièrement le cas depuis les années 50, lorsque, à l’issue de la seconde guerre mondiale, l’objectif était d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. L’agriculture s’est spécialisée et intensifiée grâce à la mise au point de variétés hybrides à haut rendement potentiel, à l’usage intensif de pesticides organiques de synthèse, à la généralisation de l’usage des engrais et fertilisants chimiques, et à l’expansion de la mécanisation et de la motorisation. Cette intensification des pratiques, l’abandon des systèmes de polyculture-élevage sont à l’origine...

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MOTS-CLÉS

efficacité   |   Bactérie   |   champignon   |   mécanismes d’action   |   sélection

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-ge1064

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