L'intensification de l'agriculture ainsi que l'urbanisation grandissante observées au cours du siècle dernier ont été accompagnées de nombreuses externalités négatives : pollution, déforestation, imperméabilisation des sols, érosion, perte de biodiversité, émissions de gaz à effet de serre. Les sols ont été particulièrement dégradés par l’agriculture intensive et l’urbanisation, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. Ces constats imposent des changements des méthodes de conception, de production et de gestion de ces écosystèmes, notamment en utilisant des solutions basées sur la nature afin de réduire l'empreinte environnementale de l'agriculture et de nos villes.
Depuis 2010, le monde agricole a initié la transition « agroécologique » qui a pour fondement de préserver la biodiversité des écosystèmes agricoles afin de mieux l’utiliser et avec pour objectif principal de réduire significativement la dépendance aux intrants chimiques (pesticides, fertilisation) et à la mécanisation (labour). Dans les écosystèmes urbains, la même volonté est apparue avec le déploiement d’une politique de « retour de la nature en ville ». Cette dynamique passe par une re-végétalisation des villes et des pratiques d’aménagements aptes à préserver les sols et la pleine terre et héberger de la biodiversité à toutes les échelles, de la ville jusqu’au bâti : trames vertes, bleues, brunes et noires, espaces verts conçus et gérés écologiquement, agriculture urbaine, toits et façades végétalisés, etc. (références
[GE 1 015][GE 1 017]