Les sols sont, à l’échelle planétaire, l’un des plus importants
réservoirs de biodiversité, représentant 25 à 30 % de la biodiversité
totale de la Terre
. Cette biodiversité des sols en zone tempérée qui ne représente
que 0,25 % de la masse des sols, est composée de millions d’espèces
et de milliards d’individus ; les microorganismes représentant le
groupe le plus important (66 %) en diversité, abondance et biomasse
alors que les espèces invertébrées de la microfaune, mésofaune et
macrofaune n’en représentent que 33 %
.
Pourtant considérés comme le fragile épiderme des terres émergées,
les sols sont dégradés par les activités humaines et les nombreuses
fonctions associées aux sols sont menacées. Ces menaces qui pèsent
sur la multifonctionnalité des sols sont de nature variée : érosion,
tassement, contamination, perte de matière organique ou salinisation.
Elles sont d’autant plus fortes en milieu urbain car les pressions
exercées par les êtres humains y sont considérables, allant jusqu’à
la disparition des sols et/ou leur imperméabilisation. En particulier,
du fait du développement de notre urbanisation et de nos infrastructures,
25 000 ha de sols sont artificialisés en France chaque année pour
répondre à une population aujourd’hui à 80 % urbaine
. L'
artificialisation
consiste, par des opérations d’aménagement, à transformer un sol
naturel, agricole ou forestier, afin de l’affecter notamment à des
fonctions d’habitat ou de transport. L’artificialisation engendre
ainsi l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques
des sols naturels, le niveau de...