De nombreuses installations industrielles stockent, synthétisent ou transfèrent des produits inflammables. En fonction de leurs caractéristiques d’inflammabilité, ces produits sont susceptibles de former dans l’air des mélanges inflammables. En cas d’inflammation, des phénomènes dangereux tels qu’un incendie, un jet enflammé ou une explosion peuvent survenir.
Dans le cadre d’une évaluation quantifiée des risques, il est nécessaire de pouvoir évaluer la probabilité de tels phénomènes dangereux. Pour ce faire, il est possible de recourir à l’utilisation de méthodologie comme le nœud papillon quantifié
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. En effet, le nœud papillon va permettre :
d’identifier les combinaisons de causes pouvant mener aux événements redoutés (ER) pouvant être à l’origine de la formation d’un mélange inflammable (épandage de liquide inflammable, mise à l’atmosphère d’un gaz inflammable, etc.) ;
d’identifier les événements redoutés secondaires (ERS) qui peuvent se produire suite à la réalisation de l’événement redouté suivant que les mesures de maîtrise des risques (MMR) remplissent ou non leurs fonctions de sécurité (fuite de produit inflammable sur une durée limitée ou non)
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.
Une fois les probabilités d’occurrence des ERS calculées, une probabilité d’inflammation doit alors être évaluée afin d’estimer celles des phénomènes dangereux. Comme nous le verrons dans cet article, c’est en fait deux probabilités d’inflammation qui doivent être évaluées : la probabilité d’inflammation immédiate et la probabilité d’inflammation retardée.
Après quelques rappels sur le phénomène d’inflammation, l’article propose de faire un état des lieux sur deux approches pour évaluer les probabilités d’inflammation, à savoir :