Dans ce dossier, qui fait suite aux dossiers
[S 8 250v2]
et
[S 8 251]
, nous examinons les aspects liés à l’étude opérationnelle de sûreté de fonctionnement et à la conduite d’une étude prévisonnelle ou opérationnelle.
Les données de sûreté de fonctionnement sont essentielles pour toute étude prévisionnelle et principalement quantitative. Elles sont de deux types : événementielles et fiabilistes.
Les
données événementielles
sont obtenues à l’aide d’études statistiques des accidents et des expérimentations en grandeur nature. Elles concernent donc l’aspect « macroscopique » et donnent des estimations du comportement d’un système entier dans certaines circonstances (grand nombre d’événements indiscernables ou non quantifiables). Elles sont surtout utiles pour l’évaluation des risques (probabilité/gravité des conséquences) et donc de la sécurité.
Par contre, les
données fiabilistes
sont obtenues par des essais sur des composants de base des systèmes dans des conditions données (événements discernables et quantifiables). Elles sont donc « microscopiques » et sont essentielles pour les méthodes prédictives, décrites dans le dossier
[S 8 251]
, largement utilisées.
Dans les grandes entreprises performantes, l’utilisation de logiciels de GMAO (gestion de maintenance assistée par ordinateur) qui incluent des modules de collecte du retour d’expériences permet l’analyse de tous les paramètres associés aux circonstances de l’apparition des défaillances et des temps consacrés à la maintenance corrective ou préventive.
L’exploitation des systèmes de recueil de données de retour d’expérience sert à évaluer les performances des systèmes opérationnels...