L'iode est un halogène solide à température ordinaire. Il se trouve dans la nature à l'état d'iodure et d'iodate. L'eau de mer contient seulement 0,05 ppm d'iode, mais les saumures naturelles des gisements de gaz et de pétroles ont des concentrations de l'ordre de 130 ppm au Japon et 1 300 ppm aux Étas-Unis, et les organismes marins comme les algues brunes peuvent en contenir jusqu'à 4 500 ppm après séchage. À ces grandes réserves d'iode, il faut ajouter les gisements de nitrates du Chili, appelés « caliches », où il figure comme un coproduit de leur exploitation, à une teneur moyenne d'environ 400 ppm. L'iode est aussi un coproduit des phosphates de Chine.
À partir des caliches, l'iode est lixivié puis récupéré par flottation, extraction dans du kérosène, entraînement par soufflage d'air (« blowing out process »).
L'iode des saumures est récupéré par soufflage d'air ou par séparation sur résines.
Pour les minerais de phosphates, l'iode est volatilisé lors de la calcination et il est récupéré par absorption dans une solution sodique.
Le Chili et le Japon dominent le marché mondial de l'iode, bien que l'on dénombre une dizaine de pays producteurs.
Les usages de l'iode sont nombreux. Il est utilisé en médecine, dans l'industrie pharmaceutique, dans l'industrie alimentaire, en catalyse industrielle, etc.
Dans tout le dossier, les teneurs sont massiques.
Rappelons que 1 ppm = 1 partie par million, soit ici 1 g/t.