Les huiles perdues, les fuites accidentelles et les lubrifiants perdus rejoignant les sols et les eaux (comme ce fut le cas pour le lac de Constance par exemple) sont l’un des points de départ de la mise en route des lubrifiants « neutres pour l’environnement ». Ils se trouvent dorénavant dans le portfolio de tous les formulateurs et fabricants de lubrifiants.
Malgré les voies du recyclage, la combustion dans les moteurs et les fuites connues, environ 30 % (entre 20 % et 40 %, selon les études
) du volume des lubrifiants sont rejetés dans l’environnement par des voies non maîtrisées ou sont probablement mis en décharge de manière illégale. Ces rejets non contrôlés posent un problème majeur de suivi et de maîtrise de la qualité des eaux potables ou non.
Avec de tels chiffres publics, les arguments des lobbyistes de l’industrie pétrochimique, affirmant que, dans la plupart des applications, les fluides sont enfermés dans des réservoirs clos et étanches, ne convainquent pas les politiques. C’est aussi peut-être parce qu’en Allemagne, environ 60 % des particuliers changent leur huile moteur par eux-mêmes.
Dans une année d’économie normale, environ 4,1 millions de tonnes de lubrifiants neufs sont consommés dans l’Europe des 27.
Au début des années 1990, un ensemble de lois et décrets sur l’environnement, ainsi que des normes techniques, ont été imposés en Allemagne, Autriche,...