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Biolubrifiants

Auteur(s) : Mathias WOYDT

Date de publication : 10 mai 2011

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RÉSUMÉ

En raison d'un trop grand doute sur la dispersion des lubrifiants dans l'environnement, des normes techniques ont été imposées dans certains pays européens. Ces lois et décrets ont permis de réduire les risques pour l'environnement et de protéger les ressources naturelles et les populations. Cependant, des lubrifiants « neutre à l'environnement » existent, mais ces derniers ont été jusqu'à maintenant favorisés dans l'idée de maintenir une activité économique en agriculture, de créer et soutenir des emplois, plutôt que dans un esprit de recherche de « biolubrifiants ». Dans cet article, sont analysées les propriétés des « biolubrifiants » (notamment les esthers végétaux et syntétiques) ainsi que leurs différentes applications.

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AUTEUR(S)

  • Mathias WOYDT : Diplômés en métallurgie et science des matériaux, Université technique de Berlin, - Docteur en sciences des matériaux - Directeur du laboratoire « Optimisation tribologiques ; opérations tribologiques extrêmes » à l'Institut fédéral pour la recherche et l'essai des matériaux BAM, Berlin

 INTRODUCTION

Un point de départ pour la mise en route des lubrifiants « neutre à l'environnement » ont été les huiles perdues et les fuites accidentelles, les lubrifiants perdus rejoignant les sols et les eaux (voir lac de Constance).

Même en prenant en compte les voies du recyclage, la combustion dans les moteurs et les fuites connues, environ 30 % (entre 20 % et 40 %, selon les études) du volume de lubrifiants entre dans l'environnement par des voies non attribuables ou est probablement mis en décharge de manière illégale.

Avec de tels chiffres publics, les arguments des lobbyistes de l'industrie pétrochimique, affirmant que, dans la plupart des applications, les fluides sont enfermés dans des réservoirs clos et étanches, ne convainquent pas les politiques. C'est aussi peut-être parce que, en Allemagne, environ 60 % des particuliers changent leur huile eux-mêmes.

Dans une année d'économie normale, environ 4,5 millions de tonnes de lubrifiants neufs sont vendues dans l'Europe des 15.

Au début des années 1990, un ensemble de lois et décrets sur l'environnement, ainsi que des normes techniques, ont été imposés en Allemagne, Autriche, Suisse, Suède et ont trouvé entre-temps leurs homologues européens. La tendance a été, dans un premier temps, de réduire les risques pour l'environnement et de protéger les ressources d'eau potable, les forêts et la nature contre des fluides hasardeux émis en cas de fuites, d'avaries et de vidanges par les industries, les particuliers et les chantiers de constructions.

Le « scope » de la ISO 15380 pour huiles hydrauliques souligne au niveau international cette approche.

Les huiles non dommageables pour l'environnement avaient, dès le début, intéressé les ministères de l'agriculture plus par la vision « agrolube/agrilube », ou « biosourcés », que par le souci d'approvisionner le marché en « biolubrifiants ». Il s'agissait de maintenir une activité économique en agriculture, de créer et soutenir des emplois ainsi que d'assurer la gestion des territoires. En conséquence, les esters à base de ressources végétales étaient favorisés, même si les définitions de « biobasées » incluent les ressources végétales et animales ainsi marines. Les huiles végétales se trouvent en abondance dans la nature sous formes d'esters gras appelés triglycérides (voir 3 ) tels que :

  • le colza et le tournesol (Europe) ;

  • le colza, le tournesol, le soja, le coco, l'olive, la palme (Chine, Malaisie, Thaïlande, Russie, Argentine,...

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