RÉSUMÉ
Cet article traite de l’intégration numérique des équations différentielles raides, et explique les phénomènes qui apparaissent, en s'appuyant sur des exemples issus des réactions chimiques et des équations aux dérivées partielles discrétisées en espace. Une méthode de reconnaissance d’une équation différentielle raide (méthodes standards, phénomène numériques, etc.) est proposée. Sont ensuite introduits les intégrateurs numériques d’ordre supérieur : méthodes de Runge-Kutta implicites, méthodes multipas, méthodes d’extrapolation, programmation des intégrateurs numériques. Pour terminer, des méthodes pour des problèmes particuliers sont proposés.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'article
INTRODUCTION
Dans de nombreuses applications, la dynamique d'un système peut être modélisée par des équations différentielles. L'étude de systèmes mécaniques (par exemple en astronomie ou en dynamique moléculaire), l'analyse des circuits électriques ou la théorie du contrôle (robotique) nous fournissent de tels problèmes. Souvent, pour les problèmes dits raides, les méthodes standards ne fournissent pas une solution correcte en un temps de calcul acceptable.
Ce dossier récapitulatif explique les phénomènes qui apparaissent dans les équations différentielles raides, en s'appuyant sur des exemples issus des réactions chimiques ainsi que des équations aux dérivées partielles discrétisées en espace. Les propriétés essentielles des intégrateurs numériques pour la résolution des équations raides sont discutées (A-stabilité, domaine de stabilité). Pour des problèmes généraux, les méthodes de Runge-Kutta implicites, les méthodes multipas (BDF) et les méthodes d'extrapolation sont traitées. Pour des problèmes raides particuliers de grande dimension sont également abordées les méthodes explicites avec grande région de stabilité, les méthodes de séparation et les méthodes implicites-explicites. Une liste de programmes informatiques du domaine public est donnée en Documentation
[Doc. AF 653]
.
Comme références sur la résolution numérique des équations différentielles raides, le lecteur pourra consulter les ouvrages généraux suivants [1] [2] [3] [4] [5] [6], mentionnées en «
Pour en savoir plus
».
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ?
Se connecter
Lecture en cours
Intégration numérique des équations différentielles raides