Lavenir étant assurément dans le contexte de la CAO 3D, les spécifications
doivent être complètement définies dans ce modèle numérique, sans
attacher de signification à la représentation graphique, comme à la
présence ou non d’une cote encadrée, la vue dans laquelle la spécification
est dessinée ou la direction d’une ligne repère. Les surfaces spécifiées
et les références sont parfaitement identifiées dans le modèle 3D.
Cela permet d’exprimer complètement la spécification dans une base
de données ou par un autre langage.
La cotation ISO classique suppose
qu’un mécanisme
est composé de pièces rigides assemblées sans déformation, ni réglage
et que les références sont des plans, des cylindres, des sphères,
des révolutions, des prismatiques ou des surfaces complexes d’étendues
suffisantes pour bloquer les degrés de liberté correspondants. Le
besoin des entreprises est beaucoup plus vaste. Un plan peut être
de très faible largeur, une surface gauche peut être presque plate,
une surface peut avoir une forte influence sur une exigence dans une
seule direction, la flexion des pièces ou des réglages peut compenser
certains défauts, la pièce à fabriquer peut être peinte ultérieurement…
Pour réduire les coûts de production en maximisant les tolérances,
il faut optimiser la cotation au juste nécessaire, quitte à avoir
une écriture un peu plus lourde.
Pour répondre à ces multiples besoins des entreprises, les normes
ISO de cotation NF EN ISO 1101 : 2017, et NF EN ISO 5459 : 2011 décrivent,
souvent très succinctement, de nouveaux modificateurs qui offrent
de multiples possibilités. Pour les utiliser, il est parfois nécessaire
de définir de la géométrie complémentaire dans le modèle nominal (élément
de situation, éléments de contact, élément de direction…).
Ces avancées sont encore très peu détaillées dans les normes,
ce qui laisse une grande liberté d’exploitation. La réelle difficulté
est que certaines propositions ont sans doute été publiées prématurément,
avec de très nombreuses limitations qu’il faut pouvoir contourner
en apportant des compléments pour répondre aux besoins industriels.
Le paradoxe, c’est que ces besoins existent depuis longtemps et que
chaque entreprise a déjà développé sa propre écriture avec plus ou
moins de réussite. Pour permettre aux entreprises de travailler sur
des cas réels, parfois complexes, il faut mettre en forme ces différents
usages dans le contexte des nouvelles normes.
Le premier objectif de cet article est de décrire les domaines
d’emploi...