5. Conclusion
L’ensemble des crises survenues ces dernières années, ainsi que
les problèmes d’approvisionnement et de rupture de médicaments ont
mis en lumière un manque de souveraineté de l’Europe sur le plan pharmaceutique.
C’est seulement après la crise sanitaire de 2020 que les États ont
pris conscience de leurs dépendances et ont commencé à mettre en place
des dispositifs pour aider à la relocalisation de certaines activités
pharmaceutiques sur le sol européen. Plusieurs centaines de millions
d’euros ont été dépensés par l’État français dans des appels à projets
pour inverser la tendance des délocalisations. Néanmoins, sur 106
projets financés par le Plan de relance et France 2030, seuls 18 ont
concerné une réelle « relocalisation » et seulement 5 portaient sur
un médicament stratégique.
On peut donc nécessairement s’interroger sur la capacité de l’État
français à mener...
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