Il est acquis que les démarches de progrès passent d'avantage par l'amélioration des processus que par celle des activités, et que la gestion des flux doit prendre le pas sur la gestion des stocks. Cela n'exclue pas le fait que la gestion des processus s'appuie sur des stocks minima de fonctionnement rigoureusement déterminés.
S'il fallait encore s'en convaincre, nous pourrions faire l'analogie avec les processus de production d'électricité. En effet, nous mutons progressivement d'une gestion à partir des stocks « fossiles » (de charbon, pétrole, gaz...) à une gestion par les flux énergétiques (vent, photons, géothermie, eau courante, marées, vagues... sans oublier les « négawatts » de la chasse au gaspillage d'énergie naturelle, et pourquoi pas, les neutrinos, la tectonique des plaques et les volcans et tsunamis induits ?). Le cas de la France, avec 80 % de sa source nucléaire, peut être considéré comme une approche intermédiaire dans la mesure où la matière première est recyclée (MOX) jusqu'à la gestion des déchets. Celle-ci devrait idéalement être poussée jusqu'à l'épuisement d'activité (principe systémique évident de l'AMS) et l'assurance de risque à 6 sigma.
Les normes ISO 9000 ont largement contribué à la promotion de la gestion des processus et à la satisfaction des clients par les processus. Les procédures descriptives de ces processus, étaient, de par leur volume, assez décourageantes pour les entreprises. Elles ont, au fil des nouvelles versions, été allégées pour privilégier la satisfaction client, l'amélioration continue, et la définition collaborative des besoins des parties intéressées.
La description des processus reste un élément essentiel à la gestion saine et à la mise « sous-contrôle » des entreprises. De simples synoptiques (ordinogrammes) peuvent aider à la compréhension, mais la description passive ne suffit pas pour une analyse critique d'amélioration (réingénierie) de ces processus.
L'objectif de l'article est de proposer des
outils descriptifs
permettant un regard suffisamment
critique des processus pour
déclencher et faciliter leur
analyse
et la recherche d'
améliorations
.
Les constantes de ces approches sont :
la capacité d'analyser avec un regard systémique (globalité, priorités, non exhaustivité...) ;
de remettre en question les relations interactivités avant la compétence des employés, privilégiant la prise de conscience globale à la mise en cause de la confiance individuelle ;
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