Parfois surnommées les « vitamines de l’ère moderne »
, les terres rares sont des
ressources particulièrement stratégiques, car des pans entiers de
notre économie reposent sur leur présence. En effet, à l’heure actuelle,
comment concevoir de s’en passer quand mobilité électrique, smartphones,
ordinateurs et éoliennes en utilisent à « foison » ?
Cette dépendance de nos sociétés modernes aux terres rares est
un problème d’autant plus complexe que leur extraction est difficile,
polluante et que les ressources sont très inégalement réparties sur
terre. En effet, selon l’état actuel des connaissances, Chine, Russie,
Brésil et Vietnam concentreraient près de 90 % des réserves en terres
rares et la Chine en est le principal pays producteur.
En 2010, cette situation de quasi-monopole de la Chine a entraîné
la première crise des terres rares, lorsque la Chine a mis en place
des mesures restrictives concernant les exportations de ces ressources
et la suspension des expéditions vers le Japon, suite à un différend
politique.
Cette crise des terres rares a eu le mérite de révéler la nécessité
urgente de diversifier les approvisionnements. Ceci a notamment conduit
à la multiplication par 18 des investissements dans le secteur de
l’exportation minière et les projets d’exploration, d’ouverture ou
de réouverture de sites miniers ont depuis proliféré
.
Mais au-delà de l’extraction des terres rares, qui reste polluante
et difficile, des projets de recyclage ont vu le jour un peu partout,
notamment au Japon
et plus récemment au Canada
et en Europe....