Arnaud MOIGN

Ingénieur-Rédacteur

  • Depuis 2010, la Commission européenne récompense chaque année une grande ville Européenne faisant preuve d’engagements forts en matière de transition sociale et environnementale. En 2022, c’est la ville de Grenoble qui remporte le titre de Capitale Verte de l’Union européenne. Une mise en avant bien méritée qui place Grenoble dans les exemples à suivre. Afin d’en savoir plus, nous avons interrogé Guillaume Thieriot, le directeur de l’Agence Grenoble Capitale Verte Européenne 2022.

  • D’après le rapport INEC/Capgemini « SNBC sous contrainte de ressources », une transition bas carbone intégrant une politique de circularité forte permettrait de limiter l’accroissement de la criticité des ressources. L’étude révèle aussi que, dans le cas contraire, la criticité sur les métaux et minéraux pourrait être multipliée par 16 d’ici 2050. Comment mettre l’économie circulaire au centre de la décarbonation ? Voici un résumé des 5 pistes proposées par l’étude.

  • La récente étude INEC/Capgemini « SNBC sous-contrainte de ressources » alarme sur le fait que la Stratégie Nationale Bas Carbone ne prend pas assez en compte la criticité des ressources. Dans ce 3e article de notre dossier consacré à cette étude riche en enseignements, nous abordons les contraintes de ressources qui pèsent sur l’un des piliers de la transition bas carbone et circulaire : l’électrification.

  • Une récente étude réalisée par l’INEC et Capgemini Invent, alarme sur l’urgence de prendre en compte la criticité des ressources dans notre stratégie bas carbone. L’étude propose une méthodologie inédite qui permet aux différentes filières de s’approprier ces questions. Nous avons interrogé Alain Chardon, en charge de l’étude et de son volet méthodologique. Il nous a expliqué le fonctionnement de cette méthode innovante d’évaluation de la criticité, ainsi que ses limites.

  • La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), qui doit permettre à la France d’atteindre la neutralité carbone en 2050, ne prend pas suffisamment en compte les contraintes de ressources qui pèsent sur sa mise en œuvre. Cette situation est révélée dans une étude inédite réalisée par l’Institut National de l’Économie Circulaire (INEC) et Capgemini Invent. Au-delà du simple état des lieux, le rapport propose une méthodologie de quantification de la criticité ainsi que des solutions en accord avec les principes de l’économie circulaire. Pour mieux comprendre les enjeux de cette vaste étude, nous avons interrogé Emmanuelle Ledoux, directrice générale de l’INEC.

  • Bien qu’il soit biosourcé et recyclable, le papier présente l’inconvénient de ne pas être étanche. Pour être utilisé en tant que matériau d’emballage, il est ainsi revêtu de plastique et d’autres matériaux, ce qui lui confère des fonctions barrière, mais réduit aussi sa recyclabilité. Des chercheurs japonais proposent une solution d’enduction du papier, sans plastique, à base de silice et de nanoparticules de TiO2.

  • Une batterie structurelle est un multimatériau capable d’assurer des propriétés structurelles tout en stockant de l’énergie électrochimique. Une équipe de chercheurs vient de présenter un nouveau type de batterie structurelle dont les performances sont 10 fois supérieures, aussi bien en termes de stockage d’énergie électrique que de rigidité ou de résistance mécanique.

  • Jusqu’à présent, on estimait que l’ozone formé par les émissions de polluants issus des activités humaines jouait un rôle mineur dans le réchauffement global. Une étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs démontre au contraire que l’ozone troposphérique joue un rôle central dans le réchauffement de l'océan Austral.

  • Selon une étude conduite par des chercheurs britanniques, les terres agricoles européennes constitueraient le plus grand réservoir mondial de microplastiques. La cause de ce constat alarmant viendrait de l’épandage des boues issues des stations d’épuration, une pratique largement répandue en Europe et notamment en France.

  • Des chercheurs de l’ETH Zurich ont développé un processus de dépolymérisation des polyméthacrylates obtenus par la méthode RAFT, qui permet de récupérer plus de 90% des éléments constitutifs, sans ajout de catalyseur. Ce procédé a aussi l’avantage de nécessiter une température de dépolymérisation plus basse que dans le cas du PMMA classique.

  • La fabrication additive s'étend petit à petit à de nouveaux secteurs industriels. La SNCF, Centrale Nantes ainsi que deux entreprises françaises ont acté le lancement du projet collaboratif ADDITIVE4RAIL. Soutenu par les pouvoirs publics, ce programme de quatre ans vise à accélérer la mise en œuvre industrielle des procédés de fabrication additive pour la maintenance des trains et amorcer la création d’une nouvelle filière.

  • Alternative aux résines époxy, polyesters ou polyuréthane, le p-DCPD est un matériau léger aux qualités exceptionnelles, qui satisfait aux exigences les plus extrêmes. Il avait néanmoins l’inconvénient de dégager une forte odeur caractéristique, incompatible avec un usage en intérieur. Pour répondre aux besoins de l’industrie automobile, l’entreprise DEMETA et son client H+S (Allemagne) ont mis au point un procédé de production de pièces p-DCPD sans odeur. Pour en savoir plus, nous avons interviewé Ralph HEDEL, directeur commercial de DEMETA.

  • Bien que 300 kt de PMMA soient produits chaque année en Europe, notre capacité de recyclage ne dépassait pas 7kt/an en 2018. L’utilisation massive de ce matériau pour la fabrication d’écrans LCD et plus récemment de barrières COVID met en avant la nécessité de relocaliser le recyclage du PMMA sur le sol européen. C’est l’objectif de MMAtwo, un projet européen qui donnera lieu à un déploiement industriel en 2023. Nous avons interviewé Robin Ronceray, Ingénieur Études Techniques et R&D chez ECOLOGIC, l’un des 16 partenaires du projet.

  • L’année dernière, nous vous présentions un rapport de POLYVIA concernant l’état des lieux des initiatives industrielles en matière de recyclage chimique des plastiques pour l’année 2020. Selon le nouveau rapport paru récemment, si la filière mondiale du recyclage chimique est toujours en phase de test, le potentiel d’investissement est fort, en particulier en Europe.

  • La résilience d’une forêt est sa capacité de récupération après un incendie, une période de sécheresse ou d’autres types de perturbations. D’après une analyse statistique avancée de données satellitaires, la résilience de la forêt Amazonienne serait en diminution depuis le début des années 2000. Une preuve de plus de sa vulnérabilité.

  • Les polyesters et les polycarbonates sont deux catégories de plastiques de consommation courante. Si ces plastiques sont habituellement recyclés par broyage, de nouvelles méthodes de régénération par voie chimique sont en train d’apparaître. Des chercheurs ont développé une méthode de recyclage chimique de ces déchets qui fonctionne à température ambiante.

  • Les 18 et 19 mai 2022, le campus de Douai IMT Nord Europe accueillera le premier congrès multisectoriel dédié aux aspects environnementaux de la plasturgie. Les participants pourront assister à des conférences, expositions, à une table ronde et échanger avec des acteurs clés européens autour des problématiques de développement durable comme le recyclage ou l’écoconception.

  • API’UP, une entreprise solidaire française dont le slogan est « du déchet au design », conçoit et fabrique des mobiliers neufs à partir de matières récupérées comme le bois, le cuir ou les textiles synthétiques. Nous avons interviewé Valérie Fernani, la directrice de cette entreprise solidaire résolument tournée vers l’économie circulaire.

  • L’industrie cimentière représente 1/8e des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie française. Heureusement, les leviers de décarbonation sont nombreux. Différents scénarii sont présentés dans le Plan de Transition Sectoriel de l’industrie cimentière, une étude conséquente réalisée par l’ADEME en collaboration avec les acteurs de la filière. Nous avons interviewé Elliot MARI de l’ADEME, l’un des co-auteurs de cette étude.

  • L'essort de la mobilité électrique rend plus que jamais nécessaire le développement de techniques de recyclage des batteries lithium-ion qui soient économiques et peu impactantes pour l’environnement. Une équipe de chercheurs suédois de la Chalmers University of Technoloy a mis au point un processus de recyclage optimisé à destination de l’industrie. Cette méthode permettrait un recyclage en à peine 30 minutes.

  • En raison de leurs propriétés électroniques exceptionnelles, les terres rares sont des éléments chimiques essentiels aux applications électroniques, magnétiques et optiques. La séparation de ces éléments aux caractéristiques proches est néanmoins complexe et reste problématique. Une équipe de scientifiques américains travaillant sous la bannière du Critical Materials Institute (Département de l’Énergie des États-Unis) étudie une méthode économique pour la séparation des terres rares à la demande, à partir de solvants plus sélectifs.

  • Une équipe de chercheurs de l’université suédoise Chalmers a démontré une corrélation entre la présence d’enzymes capables de dégrader les plastiques et le niveau de pollution des océans. Ils ont ainsi identifié 30 000 enzymes homologues capables de dégrader 10 types de plastiques. Les chercheurs espèrent que les résultats obtenus permettront de faire émerger de nouvelles enzymes exploitables dans de futurs procédés de recyclage.

  • Une équipe de chercheurs du Department of Biological and Chemical Engineering de l’université danoise Aarhus a développé une technologie de séparation des déchets plastiques par imagerie hyperspectrale. Elle permet de différencier la grande majorité des plastiques utilisés par le grand public.

  • La réduction des émissions de méthane, 2e gaz à effet de serre après le CO2, fait partie des objectifs fixés par la COP26. Une équipe de chercheurs du MIT a développé une méthode de conversion du méthane en CO2 à base de zéolite, ce qui permettrait de réduire son effet à court terme.

  • À mi-chemin entre la biologie et la technique, le biomimétisme est une démarche consistant à s’inspirer des stratégies d’adaptation du vivant pour trouver des solutions innovantes à des problèmes environnementaux, sociaux ou d’ingénierie. Pluridisciplinaire par nature, ce terme englobe tellement de concepts qu’il devient nécessaire de cadrer une démarche d’alignement sémantique. C’est l’objet d’une récente étude qualitative réalisée par le cabinet MYCECO, le CEEBIOS et VERTIGOLAB.

  • L’ADEME et l’ARCEP viennent de publier une étude concernant l’évaluation de l’impact environnemental du numérique. Celle-ci confirme notamment l’impact prépondérant de la fabrication de nos équipements et l’importance d’allonger leur durée de vie. La consommation d’électricité liée à l’utilisation des équipements est en revanche la 2e source d’impacts.

  • Les polyuréthanes (PU) sont des polymères très répandus, aussi bien utilisés pour fabriquer des mousses flexibles que des matériaux rigides, des colles ou des élastomères thermoplastiques. Une équipe de chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour la recherche appliquée sur les polymères (IAP), en Allemagne, est en train de développer une nouvelle méthode de synthèse du PU sans isocyanates, des composés hautement réactifs, mais hautement toxiques.

  • Actuellement, 20% de la pêche mondiale est détournée de l’alimentation humaine pour produire des farines et huiles de poisson (on parle alors de pêche minotière) destinées essentiellement à l’alimentation piscicole. Pour que cesse cette aberration, il est urgent de trouver d’autres sources d’alimentation animale locales, durables et qui ne seraient pas issues de la pêche.

  • En tant que semi-conducteur « ultime », le diamant est le matériau tout indiqué pour concevoir les futurs composants d’électronique haute puissance. Nous avons interviewé Gauthier CHICOT, fondateur de DIAMFAB, société experte dans la croissance de couches épitaxiées de diamant et spécialisée dans la fabrication de wafers à haute valeur ajoutée.

  • Depuis des décennies, l’Union européenne fait face à un important déficit en protéines pour nourrir les animaux d’élevage. Pour rétablir notre souveraineté alimentaire et réduire notre dépendance aux ingrédients importés, comme le soja, il est donc urgent de trouver des sources de protéines alternatives. Le projet européen SYLFEED a proposé de transformer les coproduits de l’industrie du bois en protéines pour l’alimentation des poissons. Retour sur une initiative prometteuse.

  • Environ 181,5 milliards de tonnes de biomasse lignocellulosique sont produites chaque année par la biosphère. Un groupe de recherche international étudie les possibilités offertes par l’utilisation de déchets de biomasse végétale pour la création de matériaux renouvelables pour des applications optiques.

  • En 2018, 310 000 tonnes d’emballages souples en plastique ont été mises sur le marché. Si une partie de ces emballages omniprésents dans notre quotidien est déjà recyclée, l’extension des consignes de tri nécessite de disposer de moyens efficaces pour évaluer la recyclabilité de ces emballages particuliers. Le 23 septembre 2021, le Centre Technique Industriel de la Plasturgie et des Composites (IPC) a inauguré une ligne pilote permettant aux industriels d’évaluer la recyclabilité de leurs emballages plastiques souples. Jaime Rodrigues et Gilles Dennler d’IPC répondent à nos questions à ce sujet.

  • Le projet SeRaMCo, achevé en 2020, a permis de démontrer qu’il était techniquement et économiquement possible de produire des préfabriqués en béton à partir de déchets de construction et de démolition recyclés, de créer un marché européen de niche et de générer des emplois. André Lecomte et Romain Trauchessec, de l’équipe Matériaux pour le Génie civil à l’Institut Jean Lamour, ont participé à ce projet et accepté de répondre à nos questions.

  • Article du magazine d'actualité
    Trois alternatives durables au béton

    À l’échelle mondiale, le secteur du bâtiment et de la construction est l’un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Cette empreinte carbone est en partie associée à la fabrication du béton. Voici trois alternatives présentant un impact environnemental plus faible que le béton traditionnel.

  • L’enseigne Décathlon et le plasturgiste français Demgy ont développé une chaussure de football entièrement recyclable. Fabriquée par un mélange de fibres polyester et de thermoplastique, à partir d’anciennes chaussures broyées, la chaussure Traxium Compressor suscite beaucoup d’espoirs et envoie un signal fort à la filière Sports et Loisirs.

  • Parce qu’elles permettent de concevoir des panneaux photovoltaïques flexibles, semi-transparents et économiques, les cellules solaires organiques intéressent le monde de la recherche depuis une dizaine d’années. Malheureusement, leur commercialisation est freinée par leur mauvais rendement en conditions réelles d’utilisation. Une équipe internationale de chercheurs menée par l'Université de Cambridge a identifié l’un des mécanismes responsables.

  • Article du magazine d'actualité
    La filière plasturgie recrute à tour de bras

    18 000, c’est le nombre de recrutements prévus au sein de la filière plasturgie et composites dans les 12 mois qui viennent, tous postes et tous niveaux confondus. Face à ces prévisions encourageantes, les plasturgistes s’organisent pour proposer des formations à la hauteur des enjeux d’économie circulaire. Nous avons interrogé Pierre-Jean LEDUC, l’actuel président de Polyvia Formation, la branche formation du nouveau syndicat professionnel national de la plasturgie et des composites.

  • Des chercheurs du RMIT mixent impression 3D et sciences chimiques pour produire un nouveau type de catalyseur. En plus d’être très polyvalent, ce type de catalyseur serait aussi rentable à fabriquer et simple à passer à échelle industrielle. Serait-ce une piste de progrès intéressante pour le développement d’avions hypersoniques ?

  • En prouvant qu’il est possible de transformer de la soie en une protéine utilisée en technologie biomédicale, une équipe de chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a voulu démontrer le potentiel des polymères à séquence définie, comme réponse aux enjeux d’économie circulaire. Ils s’inspirent de la nature, et en particulier des protéines, pour proposer une nouvelle approche autour du recyclage des plastiques.

  • Administration ciblée de médicaments, piégeage de particules toxiques, de virus, de bactéries... sont autant d’applications potentielles de l’encapsulation, une thématique de premier plan pour l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire ou encore dans le domaine des cosmétiques. Une équipe internationale de chercheurs a développé une stratégie de piégeage de virus en utilisant la méthode de l’origami d’ADN.

  • Pour les entreprises, qu’elles soient industrielles ou non, améliorer la communication entre collègues et éviter les conflits sont des enjeux et des défis quotidiens. Pour relever ces défis, un nombre croissant d’entreprises font appel à des professionnels. L’une de ces professionnelles, Julie FAU, a accepté de répondre à nos questions au sujet de cette thématique passionnante.

  • Cela fait des millénaires que nous utilisons les microbes pour produire des aliments comme la bière ou le fromage. En revanche, produire des protéines comestibles pour les humains à partir du CO2 de l’air et l’énergie solaire est un concept récent. Une équipe internationale de chercheurs a prouvé qu’une telle méthode de production d’aliments microbiens est plus performante que la culture de plantes, en termes de rendement calorique et protéique, mais également en ce qui concerne l’occupation du sol.

  • Développer des ciments plus résistants permet en théorie de réduire les volumes de béton nécessaires à la fabrication de structures. L’incorporation de nanomatériaux comme les nanotubes de carbone est une piste qui suscite actuellement l’attention du monde de la recherche, car cette solution permettrait de réduire l’empreinte carbone du bâtiment. Des chercheurs de la Northwestern University proposent de nouvelles méthodes de caractérisation mécanique pour ces ciments.

  • Le rythme rapide d’innovation technologique et l’obsolescence programmée des appareils électroniques génèrent chaque année un nombre croissant de déchets difficiles à recycler. Une équipe de chercheurs chinoise propose de concevoir de petits appareils électroniques en utilisant des matériaux qui se dissolvent après immersion prolongée dans l’eau, ce qui facilite la séparation des différents composants.

  • Dans le cadre du programme de financement européen Horizon 2020 (CleanSky 2), l’entreprise belge Euro Heat Pipes a développé un nouveau système de dégivrage passif qui exploite la chaleur du moteur. Nous avons interrogé Romain Rioboo, le coordinateur du projet PIPS, afin qu’il nous explique les aboutissements de ce projet, désormais clôturé.

  • Élément clé du marché des batteries électriques rechargeables, le lithium est une ressource en forte demande. Des chercheurs de l’Argonne National Laboratory (Département de l'Energie des Etats-Unis) ont comparé l’impact environnemental du lithium extrait de dépôts salins au Chili à celui provenant de minerais australiens et les différences sont notables.

  • Une équipe de chercheurs de l’Université de Newcastle a développé un modèle mathématique pour suivre les mouvements verticaux d’algues couvertes de particules microplastiques. Ces travaux seraient les premiers à mettre en évidence les processus qui orientent les trajectoires des microplastiques sous la surface des océans.

  • Des chercheurs anglais et français ont développé un matériau de la famille des super réseaux cristallins qui a la particularité d’avoir la plus faible conductivité thermique jamais enregistrée pour un matériau inorganique.

  • En juillet 2018, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, annonçait le lancement officiel du premier Plan National Pour la Science Ouverte (PNSO). Alors que celui-ci vient tout juste de se terminer, un 2e PNSO a été lancé dans la foulée, avec des objectifs encore plus ambitieux.

  • Si le silicium est le semi-conducteur le plus connu, il n’est ni le seul, ni le plus performant. Le diamant, lorsqu’il est produit de manière artificielle, à échelle industrielle est une solution digne d’intérêt, qui permet notamment d’augmenter l’autonomie des véhicules électriques et de réduire les pertes d’énergie lors du transport longue distance de l’électricité.

  • La jeune start-up Touch Sensity est en train de développer une technologie apportant une vision globale et en temps réel des contraintes mécaniques subies par tout type de matériaux. Cette technologie simple à mettre en oeuvre et qui s’appuie sur l’intelligence artificielle a l’avantage de ne pas nécessiter la pose de centaines de capteurs. Serait-ce une technologie idéale pour la création de jumeaux numériques ? Anna Pugach, présidente et directrice technique de Touch Sensity, a accepté de nous parler de cette technologie prometteuse.

  • Les microplastiques sont aussi bien présents dans le sol que dans les océans, les rivières et les lacs et font dorénavant partie intégrante de notre environnement. L’ampleur de cette pollution demeure pourtant difficile à appréhender en raison de difficultés de détection. Des scientifiques de l’université de Portsmouth proposent une solution économique pour faciliter la détection des microplastiques dans les eaux usées.

  • L’utilisation massive d’engrais phosphatés pour l’agriculture a l’inconvénient d’engendrer une pollution aux phosphates qui facilite la prolifération d’algues indésirables en eau douce. Des chercheurs américains ont développé une membrane appelée PEARL, capable de récupérer les ions phosphate de manière sélective.

  • Dans une récente étude sur l’industrie circulaire, l’Institut National de l’Économie Circulaire (INEC) et le cabinet OPEO ont classé les freins rencontrés par les industriels qui souhaitent pivoter vers l’économie circulaire, en cinq catégories. Voici quelques pistes permettant aux industriels de lever ces freins et d’accélérer leur transition.

  • Le modèle économique linéaire de nos industries est fragile et sa pérennité est d’ores et déjà remise en cause par l’épuisement des ressources. Pour passer à un modèle d’économie circulaire, l’industrie peut s’appuyer sur six modèles économiques. Voici lesquels.

  • D’après l’OCDE, la population mondiale devrait passer de 7 à 9 milliards d’ici 2050 et l’économie mondiale devrait quadrupler. Devant de tels chiffres, notre modèle industriel linéaire de croissance infinie semble dépassé. L’industrie n’a pas d'autre choix que de basculer vers un modèle d’économie circulaire. Voici pourquoi.

  • L’économie circulaire est une thématique centrale fortement poussée par les pouvoirs publics, et l’application à l’industrie de ce nouveau modèle commence à être envisagée à grande échelle. Selon une étude de l’INEC et d’OPEO, l’industrie circulaire apparaît même comme une opportunité pour la réindustrialisation promue par le Plan de Relance.

  • Pour devenir de réelles solutions de substitution à grande échelle, les sources d’énergie intermittentes comme le solaire et l’éolien doivent être associées à des techniques de stockage d’énergie efficaces, économiquement viables et écologiquement durables. Rencontre avec Alejandro Datas, chercheur à l’Instituto de Energía Solar et coordinateur des projets européens AMADEUS et NATHALIE.

  • Depuis des décennies, une crise sanitaire plus silencieuse que celle du Covid-19 menace notre santé publique : la résistance aux antibiotiques. Une équipe de chercheurs suisses de l'ETH Zurich et de l’EMPA développe une méthode de traitement utilisant des nanoparticules pour traquer et tuer les agents pathogènes.

  • En Europe, il y aurait près de 3 milliards d’euros de stocks dormants pour la maintenance industrielle, sur les étagères de nos usines. Bien souvent, cet immense trésor de pièces détachées inutilisées se transforme en véritable gâchis, faute de la présence d’un marché structuré et d’outils de gestion adaptés.

  • Une entreprise française du nom de Xcrusher propose de séparer les fibres de leur matrice polymère, par la circulation de forts courants électriques. Le procédé Xcrusher permet de conserver 90% des propriétés mécaniques des fibres recyclées, ce qui les rend réutilisables par l’industrie.

  • Bien que légers et résistants, les composites à fibre de carbone, ou CFRP, sont des matériaux dont le recyclage est particulièrement problématique. Des chercheurs de l’université de Sydney ont développé une méthode de séparation par pyrolyse permettant de conserver 90 % des propriétés mécaniques des fibres.

  • Des ingénieurs de l’Université Rutgers du New Jersey s’inspirent de la peau des céphalopodes pour créer un matériau imprimable en 3D et capable de changer de forme lorsqu’il est exposé à la lumière. Robotique molle, écrans flexibles et camouflage militaire sont autant d’applications potentielles.

  • Les technologies permettant de récolter l’énergie environnante sont un enjeu crucial pour le développement d’objets connectés énergétiquement autonomes. Une équipe internationale de chercheurs travaille au développement de générateurs thermomagnétiques. Cette technologie permettrait de transformer efficacement en électricité la chaleur perdue à basse température, même avec des écarts de seulement quelques degrés.

  • Bien que naissante, la voie du recyclage chimique s’avère indispensable pour répondre aux objectifs de recyclage fixés par les nouvelles réglementations. Des chercheurs japonais développent de nouveaux catalyseurs permettant la valorisation basse température de polyoléfines en lubrifiants et combustibles liquides.

  • Souvent présenté comme le carburant du futur, l’hydrogène vert est un gaz produit à partir d’énergies renouvelables. Mais pour être exploitable par des piles à combustible, l’hydrogène doit avoir un degré de pureté élevé, ce qui nécessite de passer par des étapes de purification. Une équipe de chercheurs japonais a développé un nouveau type de membrane hydrophobe permettant une purification efficace de l’hydrogène.

  • Bien que prometteuses, les technologies de production d’électricité basées sur l’énergie solaire ont de nombreux inconvénients. Un consortium d’entreprises européennes est en train d’explorer une voie alternative et complémentaire : développer des peintures capables de convertir directement la chaleur en électricité. Natacha Duée, chef de projets R&D chez RESCOLL, a accepté de répondre à nos questions au sujet du projet THERMOPRINT.

  • Le récent domaine de recherche sur les métamatériaux ne cesse de montrer son potentiel, notamment grâce aux possibilités offertes par l’impression 3D. Des chercheurs de l’École Polytechnique Fedérale de Lausanne (EPFL) ont développé un métamatériau mécanique à mémoire stable composé d’éléments en silicone et contrôlable par champ magnétique.

  • Maillon indispensable de l’économie circulaire, l’industrie européenne du recyclage est en pleine mutation. Alors que la filière naissante du recyclage chimique suscite un intérêt de plus en plus grand, POLYVIA, l’union des transformateurs de polymères, a répertorié pas moins de 84 initiatives industrielles dans ce domaine en 2020 à travers le globe.

  • La récupération des métaux précieux des déchets industriels est d’une importance considérable, aussi bien pour atténuer les déséquilibres entre l’offre et la demande que pour des raisons environnementales. Des chercheurs de l’université japonaise de Kanazawa proposent une méthode permettant d’extraire les ions palladium et argent des effluents liquides acides.

  • Des ingénieurs du MIT et de l’Imperial College de Londres développent des matériaux vivants par culture symbiotique de levures et de bactéries. En “programmant” les levures pour détecter des polluants ou réagir à la lumière, il sera bientôt possible de créer de nouveaux matériaux intelligents ainsi que des capteurs.

  • Les 7 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, confirmant une indiscutable tendance au réchauffement climatique. Comme en 2016, la température moyenne à la surface du globe atteint des sommets en 2020, d’après les données du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA.

  • La technologie des réservoirs composites thermoplastiques est née il y a 20 ans, au sein d’un centre de R&D belge : COVESS. Convaincus de l’avenir de cette technologie, trois jeunes entrepreneurs français se sont lancé un défi : industrialiser et commercialiser dans toute l’Europe des réservoirs d’un nouveau genre à partir de celle-ci.

  • Les boîtes quantiques de type pérovskite à base d’halogénure de plomb (LHP QD) font partie des matériaux d’avenir pour les applications optoélectroniques. Néanmoins, le contrôle des différents paramètres qui entrent en jeu dans leur synthèse demeure un défi. Une équipe américaine de chercheurs a développé une méthode de production ultrarapide et autonome, utilisant une IA : le chimiste artificiel.

  • La fabrication additive a été désignée par la Communauté européenne comme une des Technologies Clés Génériques. Quels sont les grands principes de cette technologie et les applications existantes et futures ?

  • Chaque année, l’incinération des déchets solides produit des millions de tonnes de cendres. Rarement valorisés, ces déchets contiennent pourtant une grande quantité de métaux. Des chercheurs suédois de l’Université de Technologie Chalmers proposent une méthode permettant d’extraire 70% du zinc présent dans ces résidus.

  • Les ultrasons de la gamme de fréquences 10kHz-3MHz sont utilisés depuis des décennies pour la synthèse de matériaux par sonochimie, grâce au phénomène de cavitation. Une équipe de chercheurs du RMIT repousse les limites en utilisant des ondes à haute fréquence pour l’administration ciblée de médicaments et la synthèse de matériaux intelligents.

  • Il y a 150 ans, Lord Kelvin proposait une description macroscopique de la condensation capillaire, un phénomène fondamental qui gouverne de nombreuses propriétés comme l’adhérence, le frottement, la lubrification et rend possible la construction de châteaux de sable. Une équipe de chercheurs de l’Université de Manchester apporte enfin des explications sur le fonctionnement de la capillarité à échelle microscopique.

  • Si l’année 2020 a été synonyme d’incertitude pour les entreprises françaises, elle a également permis de démontrer leur capacité d’innovation. Face à la baisse d’activité, certaines d’entre elles ont mis leurs moyens techniques et humains au service de la lutte contre le Covid-19. Tesseract Solutions et sa lampe de désinfection par UV-C en sont l’exemple type.

  • Utilisé pour la fabrication d’engrais, d’explosifs ou de polymères, l’ammoniac est l’un des composés chimiques les plus produits au monde. Des chercheurs de l’Université de l’Illinois Chicago (UIC) proposent une méthode de production de NH3 émettant moins de gaz à effet de serre que les procédés conventionnels.

  • Très utilisées dans l’industrie cosmétique, le textile et l’agroalimentaire, les nanoparticules d’argent sont réputées pour leurs propriétés antibactériennes. Bien que mal compris, les effets environnementaux de ces agents biocides sont néanmoins une réalité. Une équipe de chercheurs helvético-américaine vient de démontrer l’existence de perturbations métaboliques induites par ces nanoparticules d’argent sur le phytoplancton.

  • Malgré son rôle physiologique essentiel, à forte dose le cuivre est un métal toxique pour l’être humain. Des chercheurs américains du Berkeley Lab ont développé un nouveau matériau cristallin pour la capture sélective par adsorption des ions cuivre dans les eaux polluées.

  • Des chercheurs du MIT développent des métamatériaux d’un nouveau genre, par assemblage de motifs 2D. Ces structures aux propriétés mécaniques surprenantes permettraient de concevoir des matériaux ultralégers, résistants et déformables.

  • Chaque année, plus de 100 millions de tonnes de thermoplastiques multicouches sont produites dans le monde. Si l’utilité des films complexes n’est plus à démontrer, leur recyclage demeure en revanche un véritable casse-tête. Des ingénieurs de l’université du Wisconsin-Madison ont développé une nouvelle méthode de séparation à base de solvant : la méthode STRAP.

  • Avant d’être recyclés, les plastiques sont transformés par broyage mécanique, un procédé qui a tendance à modifier les propriétés de ces matériaux. Des chercheurs de l’université de Californie ont développé une nouvelle méthode de décomposition chimique par catalyse, permettant de valoriser le polyéthylène de manière efficace et économique.

  • Qu’il s’agisse de ponts ou de moteurs d’avion, la fissuration des structures métalliques s’avère souvent catastrophique. Des chercheurs de l’université américaine Johns Hopkins ont développé une méthode permettant de détecter plus tôt la présence de points faibles, en comparaison avec les moyens actuels.

  • Une nouvelle étude vient confirmer que les activités humaines sont responsables de changements physiques, chimiques et biologiques dès à présent visibles par leur empreinte géologique. Depuis 1950 la Terre est en train d’entrer dans une nouvelle époque géologique, la nôtre : l’Anthropocène.

  • Une équipe de chercheurs coréens a développé un textile capable de collecter l’énergie piézoélectrique. Fabriqué par des procédés simples, ce nouveau dispositif serait à la fois flexible, robuste et plus économique que ceux obtenus par les procédés actuels.

  • Des chercheurs américains ont créé un dispositif miniature permettant de détecter en quelques minutes la pollution au plomb dans les couches de sédiments. Une méthode rapide qui permettrait de s’affranchir des tests réalisés en laboratoire.

  • Lorsqu’une voiture à hydrogène n’est pas en fonctionnement, des problèmes de corrosion surviennent au sein de la pile à combustible, ce qui réduit à la fois ses performances et sa durée de vie. Des chercheurs coréens ont trouvé une solution pour résoudre en partie ce problème.

  • En Europe, 50 % de la chaleur fatale industrielle est générée en dessous de 100°C. Si la valorisation de la chaleur fatale en électricité est possible à partir de 150 °C, aucune solution économiquement rentable n’existe sur les températures plus basses.

  • Des chercheurs de la Texas A&M University (TAMU) utilisent des nanocristaux de cellulose pour répartir uniformément des nanotubes de carbone dans des composites à fibres de carbone. Une méthode plus rapide que les techniques conventionnelles.

  • Les techniques d’imagerie actuellement utilisées pour observer l’intérieur des cellules ont un défaut : elles ne permettent pas une caractérisation précise de la membrane cellulaire. Des chercheurs américains ont développé une nouvelle technique permettant de cartographier les différentes molécules d’une membrane cellulaire.

  • Des travaux de recherche dirigés par l’université américaine de Cornell ont conduit à la mise au point de robots de taille microscopique. Constituées de cellules photovoltaïques au silicium, ces petites machines sont capables de se mouvoir sous l’effet d’impulsions laser.

  • Article de bases documentaires : M1830 (relu et validé)

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    Analyse du cycle de vie des procédés de traitement de surface des matériaux

    L’analyse du cycle de vie est considérée comme l’outil de référence en matière d’éco-conception des produits. Apprenez avec cette méthode à mesurer l’impact environnemental des procédés de traitement et revêtement de surface : applications de peinture, projections thermiques, dépôts sous vide.

  • Les technologies d’impression 3D ne cessent de se multiplier. Des chercheurs et ingénieurs de l’université autrichienne TU Graz ont inventé une imprimante 3D qui utilise le LED comme source d’énergie à la place des lasers pour fondre les poudres métalliques.

  • En s’inspirant du fonctionnement du cerveau humain, les réseaux de neurones artificiels permettent aux Intelligences artificielles de réaliser des prouesses, mais ils ont l’inconvénient d’être énergivores. Une équipe de chercheurs de l’Université américaine du Wisconsin développe une alternative plus rapide et économe en énergie : les réseaux neuromorphiques optiques.

  • L’intelligence artificielle a parfois des applications inattendues. Des chercheurs américains ont développé une technologie qui associe de l’intelligence artificielle à un système permettant de réaliser des réactions chimiques de manière automatisée.

  • Contrairement aux thermoplastiques, les polymères thermodurcissables ont la particularité de ne pas pouvoir être refondus, à cause de leur structure chimique particulière. Des chimistes du MIT ont développé une méthode permettant de rendre recyclables les thermodurcissables.

  • Des chercheurs américains de Rice University ont développé une méthode permettant d’imprimer des objets dont la forme peut être manipulée sous l’effet de la température, de l’électricité ou d’un stress mécanique. Les robots souples reconfigurables seraient-ils proches de la réalité ?

  • Les moisissures sont responsables chaque année de problèmes socio-économiques importants. Des chercheurs de l’université de Nottingham ont trouvé le moyen de combattre ce fléau sans utiliser aucun traitement fongicide.

  • Les vitres teintées intelligentes sont une technologie d’avant-garde qui permet à l’utilisateur de contrôler la quantité de lumière ou de chaleur qui passe à travers une vitre. Une équipe de chercheurs a trouvé comment améliorer l’efficacité et la durabilité des vitrages intelligents tout en réduisant leur coût.

  • Des chercheurs ont mis au point une pince acoustique permettant le contrôle de microbulles pour le largage ultra localisé de médicaments. Nous avons interrogé Diego Baresch, physicien à l'Institut de mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (I2M, CNRS) et auteur principal de cette nouvelle étude.

  • Les piles à combustible pour la production d’hydrogène ne cessent de s’améliorer. Une équipe internationale de chercheurs a développé un nouveau catalyseur à base de graphène et de nanotubes de carbone, beaucoup plus économique que les catalyseurs traditionnels.

  • Le 30 mai 2020, la société privée SpaceX lançait son premier vol habité dans l’espace, marquant une ère nouvelle pour l’industrie aérospatiale, avec de nouveaux enjeux. Retour durable sur la lune, exploration spatiale, conquête de Mars, la réussite de ces objectifs ambitieux nécessite le développement de nouveaux matériaux, en particulier les textiles pour scaphandres.

  • De par leurs performances exceptionnelles, les matériaux céramiques sont très utilisés dans l’industrie. Les procédés conventionnels de fabrication par frittage ont néanmoins l’inconvénient d’être très longs : pour résoudre ce problème, une équipe de chercheurs de l’université du Maryland (UMD) a développé une méthode permettant de fritter des céramiques en quelques secondes.

  • Des chercheurs américains ont développé une mousse métallique composite pour l’isolation thermique à haute température. Ce matériau a passé avec succès les tests simulant un feu de nappe de combustible, ce qui laisse entrevoir des applications dans le transport de produits dangereux.

  • Grâce au nouveau matériau composite qu’ils ont mis au point, des chercheurs suédois viennent de créer le premier module thermoélectrique étirable. Pour quelle application ? Par exemple transformer la chaleur du corps humain en électricité pour alimenter en énergie les vêtements connectés.

  • L’arrivée de la pandémie de Covid-19 a décuplé les besoins en produits de décontamination : l’eau oxygénée fait partie des solutions potentielles. Une équipe de chercheurs de l’université de San Diego a développé une méthode mobile permettant aux hôpitaux de produire du peroxyde d’hydrogène de manière autonome.

  • Les composants électroniques au silicium n’ont cessé de gagner en performances depuis l’apparition du premier transistor au silicium en 1954. Alors que les limites physiques de la miniaturisation semblent désormais atteintes, concevoir du silicium émettant de la lumière représente le “saint Graal” pour l’industrie du silicium. C’est désormais chose faite, grâce à une équipe de chercheurs de l’Université de Technologie d’Eindhoven.

  • Le solaire et l’éolien ont l’inconvénient de produire de l’électricité de manière intermittente et la question du stockage temporaire occupe les chercheurs du monde entier depuis des dizaines d’années. Une équipe de l’Idaho National Laboratory (INL) a développé un matériau permettant, par électrolyse, de convertir l’excès d’électricité en eau et hydrogène de manière efficace.

  • Manipuler des organismes marins fragiles tels que les méduses, pour les étudier, est une tâche délicate. Des biologistes marins américains ont développé un robot équipé de doigts très souples et capable de réaliser des expériences in situ avant de libérer l’animal intact. En étudiant les gènes de ces organismes, ils viennent de démontrer que ce dispositif provoquait beaucoup moins de stress que les systèmes de pinces traditionnelles.

  • Perturbation de l’aérodynamisme de l’appareil, diminution de la puissance des réacteurs, retards au décollage... Qu’il se forme au sol ou à haute altitude, le givre est l’ennemi juré de l’aviation. En s’inspirant de la nature, des chercheurs de l’université américaine Northwestern ont trouvé une méthode permettant de diminuer de 60 à 80 % la formation de glace sur n’importe quelle surface.

  • Lorsqu’on les observe au microscope, on constate que les métaux et alliages sont constitués de grains. La faible taille de ces grains est généralement synonyme de résistance mécanique, tant qu’elle reste supérieure à une taille critique. Une équipe de chercheurs a démontré que cette limite pouvait être dépassée.

  • Il y a une quinzaine d’années, la microscopie électronique assistée par laser permettait enfin de filmer les mouvements ultrarapides à l’échelle atomique. Néanmoins, le coût d’achat de ces nouveaux équipements s’élève à plusieurs millions de dollars ! Des chercheurs du National Institute of Standards and Technology (NIST) ont développé un moyen de transformer n’importe quel microscope électronique à transmission, pour un coût bien inférieur.

  • Il existe des adhésifs dont les propriétés peuvent être contrôlées par des stimuli externes : on les appelle les colles intelligentes ou Smart Glues. Une équipe de chercheurs de la Michigan Technological University a développé un prototype d’adhésif sous-marin, décollable en quelques secondes sous l’effet de l’électricité.

  • Alors que la plupart des Français sont confinés chez eux, notre capacité à agir de manière collective est plus que jamais mise à l’épreuve. Grâce à [email protected], un logiciel de simulation de molécules qui fait ses preuves depuis 20 ans, vous pouvez contribuer à la recherche sur le coronavirus. Comment ? En partageant la puissance de calcul de votre ordinateur, sans bouger de chez vous !

  • Quel point commun y a-t-il entre les os, les cartilages, les muscles, les tendons et les parois de nos vaisseaux ? Réponse : tous contiennent du collagène. Une équipe de chercheurs de l’INSERM a développé une méthode permettant d’encourager la production de collagène par nos cellules et de l’utiliser pour concevoir des vaisseaux sanguins artificiels 100% biocompatibles.

  • La microstructure des alliages obtenus par dépôt sous énergie concentrée est majoritairement constituée de gros cristaux allongés. Cette caractéristique a tendance à dégrader les propriétés mécaniques, ce qui limite le champ d’application de ce procédé. Pour résoudre ce problème, des chercheurs de la “RMIT University’s School of Engineering” (Australie) utilisent des ultrasons pendant l’impression.

  • En 2018, des chercheurs de Bristol faisaient léviter des particules de quelques millimètres en utilisant la lévitation acoustique. Aujourd'hui, la recherche en lévitation acoustique continue à faire des progrès. Voici les nouvelles avancées en la matière.

  • Les batteries Li-Ion modernes sont indiscutablement efficaces, mais elles peuvent encore être améliorées. Une équipe de chercheurs de l’université américaine de Rice a démontré qu’il était possible d’améliorer leurs performances de deux ordres de grandeur. Comment ? En leur ajoutant des défauts !

  • Les moteurs moléculaires ont notamment la capacité de produire un travail mécanique à partir d'énergies propres. Une équipe de chercheurs de l'université de Strasbourg fait le point sur les avancées récentes de ce domaine de recherche émergent.

  • Les déchets ultimes issus du traitement en fin de vie des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) contiennent des produits hautement toxiques et polluants dont l’incinération est interdite en Europe. Des chercheurs chinois proposent une méthode pour séparer les composés bromés de la partie organique.

  • Article du magazine d'actualité
    Que retenir de l'édition 2020 du CES ?

    Chaque année et depuis plus de 50 ans, le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas reste un rendez-vous incontournable et une vitrine technologique. Entre gadgets et réelles innovations technologiques, que retenir de cette édition 2020 ?

  • Une équipe internationale de chercheurs a accompli un exploit : le transfert d’informations entre deux circuits CMOS non connectés physiquement. Il s’agit de la première téléportation quantique observée sur 2 puces au silicium distinctes. Un pas de plus vers l’ordinateur quantique...

  • Quels sont les enjeux de la robotique collaborative ou cobotique ? Dans l'usine du futur, les robots ne doivent pas tant remplacer l'être humain que le soulager des tâches les plus pénibles. 

  • Utiliser une molécule pour stocker de l’énergie suppose de connaître parfaitement ses propriétés. Des chercheurs américains utilisent le Machine Learning pour tenter de prédire quels sont les électrolytes potentiellement intéressants pour améliorer les batteries Li-Ion.

  • Article du magazine d'actualité
    Un nouveau matériau pour la robotique souple

    La robotique molle est un domaine émergent de la robotique qui s’appuie sur l’utilisation de structures déformables et de matériaux mous. Une équipe de chercheurs de l’Université de Singapour (NUS) développe des robots origami à partir d’un nouveau matériau léger, résistant et conducteur électrique.

  • Des chercheurs australiens utilisent des alliages eutectiques à base d’étain, de gallium, de bismuth et d’indium pour concevoir des catalyseurs permettant la capture du CO2 atmosphérique. En plus d’être simple à mettre en oeuvre, la méthode proposée a l’avantage d’être économique et peu énergivore.

  • Tout le monde le sait, les vitres des bâtiments sont plates. Mais pour combien de temps encore ? Des chercheurs du Fraunhofer Institute for Mechanics of Materials (IWM) en Allemagne ont développé un procédé permettant de plier le verre en angle droit sans détériorer ses propriétés optiques.

  • Des chercheurs américains de la Northwestern University ont développé un prototype d’imprimante 3D qui repousse les limites de la stéréolithographie (SLA). Comment ? Grâce à un procédé de refroidissement innovant qui permet d’augmenter considérablement la vitesse d’impression et la taille des pièces.

  • Des chercheurs ont mis au point une technique permettant de concevoir des filtres chauffants, en graphène, à partir d’un laser. Les applications visées ? L’élimination des contaminants biologiques présents dans l’air et la destruction de leurs sous-produits toxiques.

  • Vous pensiez que toutes les propriétés du nickel étaient connues depuis longtemps ? En mêlant science des matériaux, big data et recherche fondamentale, une équipe de chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute (RPI) vient de prouver le contraire.

  • Des chercheurs de l’université de Cambridge ont développé un matériau capable de produire un mélange de monoxyde de carbone et d’hydrogène à partir d’eau et de CO2 par photosynthèse sans utiliser de catalyseur contenant des métaux précieux.

  • Une équipe de chercheurs internationale vient de démontrer qu’il était possible de concevoir des fibres optiques en silice à moindre coût en utilisant un nouveau procédé d’impression 3D. Cette nouvelle pourrait bien révolutionner la fabrication des fibres optiques.

  • Cela peut paraître surprenant, mais jusqu’à présent, on ne savait pas de manière précise comment étaient agencées les molécules à l’intérieur des macrofibrilles du bois. C’est maintenant chose faite, grâce à une équipe du département de biochimie de l’université de Cambridge. Les résultats de leurs recherches pourraient permettre d’améliorer les propriétés mécaniques des buildings en bois.

  • Des chercheurs du MIT ont intégré de l’électronique dans des filaments d’impression 3D FDM et conçu une machine d'impression dédiée. Cette technologie pourrait par exemple permettre de fabriquer des implants biomédicaux intégrant directement toute l’électronique nécessaire à leur fonctionnement.

  • Une équipe de recherche interdisciplinaire vient de créer un hydrogel à base de protéines. Biocompatible et suffisamment résistant pour survivre dans le corps humain, cet hydrogel serait-il un pas de plus vers une médecine régénérative ?

  • Article du magazine d'actualité
    Des nanoémetteurs thermiques sélectifs

    Grâce aux nanotechnologies, une équipe de chercheurs américains a créé un assemblage de nanoémetteurs thermiques infrarouges modulables. Ces travaux, supportés par le NSF (National Science Foundation) auraient des applications en photonique et en électronique.

  • Parce qu’elles sont légères, rechargeables et puissantes, les batteries Li-ion font dorénavant partie de notre quotidien. On les retrouve aussi bien dans nos téléphones mobiles que dans nos ordinateurs ou dans les batteries des véhicules électriques. Cette année, le prix Nobel de chimie a été décerné à trois scientifiques pour leurs travaux ayant contribué à la naissance de cette technologie.

  • Les batteries de véhicules électriques usagées contiennent des métaux lourds et leur mise en décharge présente de sérieux risques pour l’environnement. Des chercheurs américains de Penn State University proposent une méthode permettant de concevoir des batteries plus facilement recyclables et à la durée de vie plus longue.

  • L’hydrogène gazeux est souvent considéré comme une source d’énergie du futur. Néanmoins, ce combustible hautement inflammable est également difficile à détecter. Une équipe de chercheurs indiens a développé un nanomatériau capable de détecter l'hydrogène gazeux avec une plus grande précision.

  • Depuis plusieurs années, les attaques au pointeur laser se multiplient contre les caméras de surveillance, les drones et les avions de ligne. Une équipe internationale de chercheurs propose d’utiliser les propriétés optiques de nano tiges de tellure biosynthétiques pour protéger les appareils électroniques.

  • Les arbres sont des matières vivantes complexes dont la solidité et la légèreté résultent d’un assemblage de biopolymères. Des chercheurs de la Chalmers University of Technology, en Suède ont développé une méthode permettant de reproduire artificiellement l’architecture des cellules du bois grâce à l’impression 3D.

  • Le verre est un matériau reconnu pour ses propriétés optiques, sa dureté et sa durabilité. Il a cependant un défaut : il est fragile. Une équipe de chercheurs a conçu un verre très résistant, en s’inspirant de la microstructure de la nacre, un matériau naturel aussi réputé pour sa solidité que pour sa beauté.

  • Une équipe du Laboratoire de Physique Corpusculaire, de l’université de Clermont-Ferrand (CNRS/IN2P3) a conçu un verre synthétique bioactif, optimisé pour la fabrication d’implants osseux permettant une régénération deux fois plus rapide.

  • Des chercheurs américains ont créé une anode au lithium semi-liquide utilisable avec les électrolytes solides. La méthode qu’ils ont développée permettrait d’améliorer les performances des batteries à électrolyte solide.

  • Le savoir scientifique est en grande majorité publié sous forme de texte dont le contenu est incroyablement difficile à analyser par des méthodes statistiques. Une équipe de scientifiques américains a utilisé un algorithme de text-mining capable de faire des découvertes scientifiques en analysant des millions de publications.

  • Des chercheurs ont développé une cellule solaire sous forme de film de kesterite, à base de cuivre, zinc, germanium et sélénium. Pour dépasser la limite théorique du rendement énergétique des panneaux solaires, ils proposent d’appliquer ce film en surface de la couche de silicium.

  • Cela peut paraître incroyable, mais jusqu’à présent, le monde scientifique était incapable d’expliquer le phénomène physique derrière l’élasticité d’un gel. C’est maintenant un mystère en partie résolu grâce à une équipe de chercheurs américains.

  • Fabriquer des lentilles optiques de haute qualité coûte cher, car les procédés habituels requièrent des moules en métal ultrasophistiqués. Des chercheurs américains ont développé un procédé simple et économique permettant de s’en passer.

  • Des chercheurs américains ont créé des protéines de synthèse capables de se dissocier pour traverser les membranes des cellules et de se réassembler une fois à l’intérieur. Elles seraient utilisables pour administrer des médicaments de manière ciblée.

  • Une équipe de chercheurs de l’université de Californie s’est inspirée de l’aptitude des calamars à changer de couleur de peau à volonté, pour concevoir un matériau composite avec des propriétés de thermorégulation.

  • Les polymères biosourcés sont censés remplacer les plastiques dérivés du pétrole à plus ou moins long terme, mais les procédés de production ne sont pas toujours efficaces ou écologiques, ce qui limite l’intérêt pour ces matériaux. Une équipe de chercheurs a peut-être trouvé une solution concernant la production de polyéthylène furanoate (PEF), un polyester d’origine végétale.

  • Ce n’est un secret pour personne, les fluides frigorigènes sont des gaz à effet de serre extrêmement polluants et toxiques. Heureusement, une équipe de chercheurs a peut-être trouvé la solution pour les remplacer.

  • Une équipe de chercheurs de The University of Bath, au Royaume-Uni, a développé un procédé qui permet d’obtenir d’un seul coup un mélange de structures 2D telles que des nanotubes, tiges, fils ou feuillets.

  • Les procédés de fabrication additive, aussi connus sous le terme “impression 3D” pour le grand public, ont de nombreux avantages, mais ils ont également un gros défaut : ils sont lents. Des chercheurs auraient réussi à accélérer considérablement l’impression 3D plastique en utilisant des sources lumineuses.

  • Une équipe de chercheurs de l’université d’Osaka au Japon vient de démontrer qu’il était possible de concevoir des matériaux céramiques capables d’autocicatrisation à température ambiante.

  • Les travaux sur les carburants solaires ne datent pas d’hier, tant ces carburants présentent un fort intérêt sur les plans énergétique et écologique, mais les technologies de production ne sont pas encore matures sur le plan industriel. Ceci va peut-être changer prochainement, car une équipe de chercheurs vient de développer de nouveaux matériaux photocatalytiques capables de capter le rayonnement solaire de manière bien plus efficace que les matériaux actuels.

  • Article du magazine d'actualité
    Un métamatériau acoustique révolutionnaire

    Quel est le point commun entre un avion, un drone, une climatisation et un examen IRM ? Réponse : le bruit.

  • Les nanotechnologies n’en finissent pas de faire parler d’elles. Un projet de recherche collaboratif piloté par la Texas A & M University a conduit à la création d’un revêtement retardateur de flamme élaboré à base de nanocellulose, d’argile et d’eau. Ce nouveau matériau pourrait s’avérer plus efficace que ceux existants actuellement tout en étant économique, écologique et non toxique.

  • Smart buildings ou bâtiments intelligents, c'est le reflet de changements technologiques dans le bâtiment. Mais que regroupe cette terminologie et quels sont les projets concernés, mâtures ou en développement ? 

  • Un consortium de chercheurs vient de créer un nouvel aérogel céramique ultrarésistant. Ce matériau pourrait être utilisé en tant que super isolant thermique dans les véhicules spatiaux, car il est capable de supporter des températures extrêmes, tout en étant flexible et incroyablement léger.

  • L’impression 3D n’en finit pas de nous étonner. Une équipe de chercheurs de l’Université d’État de Caroline du Nord (North Carolina State University, Raleigh, NC, 27695 USA) utilise l’impression 3D pour concevoir des structures flexibles contrôlables à l’aide de champs magnétiques.

  • Les systèmes d’air conditionné des bâtiments consomment chaque année 10% de l’électricité produite dans le monde. Heureusement la recherche avance et une équipe de chercheurs a mis au point une peinture permettant de refroidir les bâtiments de façon passive.

  • Découverts en 2011 à l’université de DEXEL aux États-Unis, les MXenes sont une nouvelle famille de matériaux bidimensionnels aux propriétés exceptionnelles. Encore mal connus à ce jour, ces matériaux intéressent naturellement les chercheurs du monde entier, qui veulent comprendre comment ils fonctionnent, afin de mieux en maîtriser la synthèse et l’usage. Et des usages il y en a : antennes de télécommunication, technologies portables, stockage de l’énergie... les applications sont nombreuses !

  • Une équipe de chercheurs du Argonne National Laboratory (US Department of Energy) a annoncé avoir réussi à produire de l’hydrogène gazeux à partir de cyanobactéries, en utilisant la photosynthèse et donc l’énergie solaire. Ces travaux ouvrent peut-être une nouvelle voie vers la fabrication de cellules de production d’hydrogène en continu, ce qui résoudrait le problème du stockage d’hydrogène gazeux pour alimenter les piles à combustible. Néanmoins beaucoup de travail reste encore à accomplir pour arriver à un tel résultat.