RÉSUMÉ
Afin de répondre durablement à la demande croissante des citoyens pour des jardins potagers urbains, la ville de Paris a réalisé un projet de potagers expérimentaux - POTEX - avec l’objectif de réduire l’exposition des usagers aux polluants. Plusieurs solutions d’aménagement, de contextes environnementaux et de voies d’exposition (ingestion des végétaux autoproduits et de sol) ont été testés. La méthodologie pluridisciplinaire développée pour gérer les pollutions est exposée : étude historique, enquête des pratiques de jardinage, échantillonnage, prélèvement, prétraitement des végétaux, caractérisation des sols et végétaux, mesures de bioaccessibilité et évaluation des risques sanitaires.
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AUTEUR(S)
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Rabia BADREDDINE
: Ingénieur Études et Recherches - INERIS (Institut National de l’Environnement industriel et des RISques), Paris, France
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Camille DUMAT
: PR de Toulouse INP, laboratoire CERTOP Axe Transition Écologique, - Présidente du Réseau-Agriville, Toulouse, France
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Philippe BRANCHU
: Ingénieur - Cerema (Centre d’Études et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement), Trappes, France
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Ronald CHARVET
: Ingénieur - Agence d'Écologie Urbaine, Direction Espaces Verts et de l'Environnement, Mairie de Paris, France
INTRODUCTION
Plusieurs villes de France favorisent le développement durable des activités de jardinage en réponse à la demande sociale croissante pour des jardins potagers urbains (collectifs ou familiaux), et en raison des services écosystémiques rendus par ces activités : participation à une transition alimentaire vers un système plus durable (productions locales, pratiques agro-écologiques, lien social, paysages) et à l’économie circulaire
. On compte en 2018 à Paris une centaine de sites de jardins et à Toulouse le nombre de sites a été multiplié par trois entre 2006 et 2016. Mais, les espaces urbains disponibles sont rares
et fréquemment pollués
surtout lorsqu’ils sont anciens et densément peuplés. Or, certains polluants sont persistants dans l’environnement : éléments métalliques (métaux et métalloïdes), composés organiques dont les hydrocarbures totaux (HCT), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les polychlorobiphényles (PCB). Il est donc crucial pour les gestionnaires des villes qui mettent à disposition des citoyens des sites de jardins potagers urbains de disposer d’une méthodologie...
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MOTS-CLÉS
pollution
| Jardins potagers urbains
| Interprétation de l’état des milieux (IEM)
| Evaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS)
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Lecture en cours
Méthodologie d'évaluation des risques sanitaires pour les jardins urbains