RÉSUMÉ
Cet article complète l'approche relative aux notions de base [RAD6714] permettant de calculer les portées des sonars actifs dans des conditions favorables. Plusieurs phénomènes d'origine physique différente peuvent entraîner une diminution des portées estimées. Deux des plus importants sont présentés : la cavitation acoustique limitant le niveau émis et l'amélioration de la furtivité des cibles sous-marines. Après avoir décrit les phénomènes physiques et les technologies en jeu, l'impact sur la portée est quantifié.
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AUTEUR(S)
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Denis PILLON
: Ingénieur retraité - Conseiller de l’équipe Signaux & Système, IM2NP, Université du Sud Toulon-Var, France
INTRODUCTION
Cet article fait suite à l’article
[RAD 6 714]
relatif aux sonars actifs et au traitement du problème de l’estimation des portées sous des conditions « idéales ». Même si ces conditions existent, comme l’illustrent d’ailleurs les cas réels traités dans l’article susnommé, il subsiste des situations où certains phénomènes physiques peuvent conduire à une réduction substantielle des performances. Deux des plus impactants sont la cavitation acoustique, et la furtivité de la cible. L’objectif général de cet article est de permettre à l’ingénieur spécialisé ou intéressé par un secteur particulier d’acquérir une vue d’ensemble du domaine sonar et de ses contraintes.
En radar, dans un milieu infini idéal, il est possible d’accroître la portée en augmentant la puissance émise, toutes choses égales par ailleurs. Ce n’est pas le cas en sonar actif ; en cause, la limitation du niveau d’émission par la cavitation acoustique, c’est-à-dire la vaporisation de l’eau sous l’effet de la dépression due à l’onde émise. C’est l’objet du paragraphe
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où sont tout d’abord rappelées les deux origines physiques possibles de vaporisation de l’eau : l’ébullition et la cavitation, parfois difficiles à distinguer. La dynamique de la cavitation acoustique produite lors de l’émission par un transducteur est décrite, ainsi que ses manifestations (gerbes de bulles, sonoluminescence). Ses effets peuvent être néfastes (limitation de la puissance émise, érosion des matériaux) mais aussi recherchés. Les formules analytiques permettant de calculer le seuil de cavitation, c’est-à-dire la puissance pour laquelle un transducteur donné...
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MOTS-CLÉS
traitement du signal
| sonar actif
| détection sous-marine
| acoustique
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Lecture en cours
Cavitation acoustique et furtivité en sonar actif