Corrosion atmosphérique

Ajouter à la bibliothèque

COR50 V1 Archive

Corrosion atmosphérique

Auteur(s) : Eliane SUTTER

Date de publication : 10 décembre 2010

Ajouter à la bibliothèque Ajouter à la bibliothèque

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

RÉSUMÉ

Bâtiments, moyens de transport, infrastructures... Tous les ouvrages en contact avec l'atmosphère naturelle sont sujets à la corrosion atmosphérique. Cette corrosion peut faire apparaitre des défaillances affectant les systèmes électroniques ou les moyens de transports, elle peut réduire la fiabilité des dispositifs, elle constitue ainsi une menace pour la sécurité des personnes. On estime d'ailleurs les dépenses liées à la corrosion entre 2 et 4 % du produit national brut dans certains pays. Une prise en compte satisfaisante de sa prévention, de son évaluation et de son traitement est donc primordiale. Cet article présente la composition de l'air en soulignant les principaux facteurs initiant la corrosion (comme l'humidité de l'air ou la présence d'oxygène). Afin de prévoir et mesurer les dégâts, sont également expliquées les méthodes pour suivre la corrosion, méthodes appliquées sur le terrain ou dans les laboratoires. Enfin, sont décrits les métaux et alliages soumis à la corrosion.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l'article

AUTEUR(S)

  • Eliane SUTTER : Professeur des universités - Chercheur à l'université Pierre et Marie Curie (Paris 6), laboratoire interfaces et systèmes électrochimiques, UPR 15 CNRS

 INTRODUCTION

La corrosion atmosphérique est définie comme le résultat de l'interaction entre un matériau et l'atmosphère naturelle environnante. L'apparente simplicité de la définition ne permet pas de traduire la grande complexité du phénomène, due en partie à la difficulté de reproduire expérimentalement un milieu atmosphérique. En effet, celui-ci est caractérisé non seulement par sa composition chimique, mais aussi par l'ensemble des paramètres climatiques tels que les pluies, les vents, l'ensoleillement, les températures qui varient d'un point géographique à l'autre mais surtout qui varient au cours du temps. Pourtant, l'enjeu économique de la bonne maîtrise de la corrosion atmosphérique est considérable : en effet, si le coût estimé des dépenses liées à la corrosion représente de 2 à 4 % du produit national brut dans certains pays, on estime que la corrosion atmosphérique englobe la majeure partie de cette dépense. Cela concerne l'entretien des infrastructures (ponts, installations ferroviaires, bâtiments, installations industrielles...), mais aussi la restauration et la conservation des objets du patrimoine. Ainsi, aux États-Unis, la dégradation à l'air de la statue de la Liberté, résultant d'un couplage galvanique entre l'armature en fer et la peau en cuivre, a nécessité, en 1981, 230 millions de $US pour sa remise en état. Pour prévenir les dommages causés par la corrosion atmosphérique, la tour Eiffel à Paris subit tous les sept ans une remise en peinture nécessitant 60 tonnes de peinture pour le traitement de 250 000 m 2 de surface. La 19 e campagne de mise en peinture a débuté en 2009 pour une durée de 18 mois.

En outre, la corrosion atmosphérique, souvent à l'origine de défaillances affectant les systèmes électroniques ou les moyens de transports, réduit considérablement la fiabilité des dispositifs et constitue de ce fait une menace sérieuse pour la sécurité des personnes. On se souvient de l'accident survenu en 1988 sur un Boeing 737 de la compagnie Aloha qui a perdu une partie de son fuselage en plein vol à 8 000 m d'altitude, conséquence des effets de la corrosion atmosphérique sur une structure vieillissante.

Ce type de corrosion n'est pas un fléau nouveau ayant pris naissance avec l'industrialisation. En effet, les principaux facteurs initiant la corrosion sont l'humidité de l'air et la présence d'oxygène, la dégradation n'étant que la manifestation d'un retour des métaux à leur état stable du point de vue thermodynamique, sous forme d'oxyde, d'hydroxyde ou de sel. Les polluants d'origine exogène peuvent interférer dans le mécanisme général de corrosion et accélérer ou, au contraire, ralentir les réactions. Une définition plus précise de la corrosion atmosphérique la...

Cet article est réservé aux abonnés
Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.

Cet article est réservé aux abonnés Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?


VERSIONS

Il existe d'autres versions de cet article :

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-cor50

Article inclus dans l'offre

"Corrosion Vieillissement"

( 119 articles )

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Services

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir le détail de l'offre

Dans les ressources documentaires

Corrosion du titane et de ses alliages

Le titane et ses alliages sont couramment utilisés pour leur bonne tenue en corrosion dans des milieux ch...

Méthodes électrochimiques appliquées à la corrosion - Techniques stationnaires

La corrosion des métaux est un phénomène naturel, courant et inéluctable. Il s'agit principalement d'une ...

Comportement en corrosion des alliages d’aluminium

L’aluminium avec une densité de 2,7 est un métal léger largement utilisé dans l’industrie mécanique ou de...

Tous les livres blancs
Toutes les actualités

Inscrivez-vous aux newsletters !

Contactez-nous