La quasi-totalité de la production mondiale d'acier a été faite, depuis la fin du XIX
e
siècle jusqu'au milieu du XX
e
siècle, dans des usines intégrées qui ont crû tant en nombre qu'en capacité de production unitaire. Ces usines sidérurgiques sont pratiquement toujours basées sur la
production de fonte à partir des minerais de fer
,
au haut-fourneau
, et, depuis une quarantaine d'années, la
conversion à l'oxygène de cette fonte en acier
.
Actuellement, on assiste à la concurrence avec l'autre filière de
production de l'acier basée sur la fusion des ferrailles
(avec, souvent l'emploi de fonte et, de plus en plus, des minerais de fer directement réduits, les « DRI »)
au four électrique à arc
.
C'est la base de ce que l'on appelle les « mini usines »
(voir les articles
[M 7 110]
et
[M 7 130]
).
Les usines intégrées, qui font l'objet de cet article, élaborent les deux tiers de la production mondiale d'acier. Ces usines, après une évolution vers le gigantisme et la construction d'ensemble de 15, voire 20 Mt/an d'acier (tendance qui se perpétue en Asie), tendent dans les « vieux pays industriels » à se restructurer vers des entreprises plus compactes dans la zone de 2 à 10 Mt/an. De fait, les 185 usines recensées dans cette étude, pour le monde entier, ont produit, en 2007 (année record, avec 2008, pour la sidérurgie mondiale) 933 Mt (en incluant les quelques usines encore basées sur les fours Martin qui représentaient 33 Mt), soit en moyenne environ 5 Mt/an et par entreprise.
Les
besoins en énergie
ont été beaucoup diminué depuis une trentaine...