Les propriétés d’emploi des alliages métalliques sont déterminées par la transformation par des traitements thermomécaniques. La maîtrise des effets de ces derniers et du pilotage de leurs procédés de transformation nécessite de connaître les microstructures et leurs évolutions.
Deux types de données permettent d’accéder à ces informations. Elles sont mesurées par deux catégories de méthodes :
l’analyse des points de transformation physico-chimique : analyses thermique, dilatométrique et magnétique, ainsi que les méthodes de métallographie quantitatives ; elles sont décrites dans cet article ;
l’analyse des microstructures par microscopie optique ou électronique et techniques associées
[M 91]
.
Les méthodes quantitatives permettent de déterminer les composants chimi-ques, mais aussi, dans une large mesure, les structures métallographiques présentes, ainsi que leurs proportions. L’équipement de laboratoire le plus répandu pour l’analyse des métaux est sans conteste le spectromètre à étincelle (spectrométrie à émission optique par étincelage, SEO). La mesure du taux d’austénite résiduelle après trempe des aciers est devenue accessible grâce à la technique de mesure par diffraction des rayons X.
L’analyse des points de transformation permet de construire le diagramme des phases, ou d’identifier les transformations de phase d’un alliage dont le diagramme est connu. La technique DSC (calorimétrie différentielle à balayage) et la dilatométrie tiennent, dans ce domaine, le haut du pavé. Les équipements actuels permettent souvent d’atteindre des températures de l’ordre de 1 500°C permettant, dans le cas de la DSC, d’identifier solidus et liquidus pour les aciers et bon nombre de métaux.
Les caractérisations métallographiques, thermiques et élémentaires des métaux débouchent sur l’optimisation de leurs procédés de fabrication, mais aussi, et surtout, sur l’optimisation de leurs performances et, au final, sur la maximalisation du produit, tant du point de vue technico-économique qu’environnemental.