Le plomb et ses alliages comptent parmi les matériaux métalliques les plus anciennement connus et utilisés. En effet, si le plomb ne se rencontre pas à l’état natif, il se laisse aisément extraire de ses minerais. Facile à fondre ou à travailler par déformation, il était déjà employé il y a plusieurs millénaires, comme en témoignent les objets qui, insensibles à la corrosion, sont parvenus jusqu’à nous.
La production mondiale de plomb raffiné est d’environ 5 millions de tonnes par an. En 1990, on a produit en France 260 000 t de plomb, dont 136 800 t à partir de minerais (1
re
fusion) et 123 200 t à partir de matières plombeuses de récupération (2
e
fusion).
Les procédés industriels d’élaboration sont décrits dans l’article
Métallurgie du plomb
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de ce traité. Ils permettent d’obtenir diverses qualités de métal répondant à des besoins variés ; à titre indicatif, signalons que la norme française NF A 55-105 définit six qualités dont la pureté s’échelonne entre 99,985 % et 99,5 %. En fait, la majeure partie de la production française est actuellement constituée de plomb extra-raffiné à 99,985 %, contenant au maximum 150 g d’impuretés par tonne, dont 50 g au plus d’impuretés autres que le bismuth.