Les articles introductifs
et
ont montré que l’on sait associer à chaque type de structure métallurgique après traitement un ensemble de caractéristiques plus ou moins favorables soit à la mise en forme, soit aux propriétés d’emploi final.
Les exemples de traitements thermiques, tirés notamment des grandes familles d’alliages les plus utilisées et résumés dans l’article
, suffisent à nous convaincre de la très large variété de structures et de propriétés d’emploi qu’ils permettent avec des cycles thermiques relativement simples (quelques heures, à quelques centaines de degrés Celsius, dans des atmosphères neutres ou réductrices assez faciles à industrialiser).
S’agissant de transformations à l’état solide sensibles aux faibles additions (faibles fractions volumiques précipitées, relations cristallographiques très locales, rôle important des ségrégations aux joints de grains...), on perçoit bien la nécessité de disposer de
données thermodynamiques
, pour prévoir les phases possibles à l’équilibre, et de
données cinétiques
pour suivre lors de cycles raisonnables les degrés d’avancement des différentes diffusions pour les éléments critiques de la composition nominale de l’alliage.
Au plan thermodynamique, un certain nombre de notions semble plus particulièrement importantes à approfondir : l’activité et le potentiel chimique, les diagrammes de phases et les données cristallographiques correspondantes, les produits de solubilités des précipités essentiels...
Au plan cinétique, il faut évidemment disposer de données diffusionnelles pour les phases concernées par le système étudié, de vitesses de coalescence ou de redissolution des précipités au profit de nouvelles phases, de diagrammes schématisant les cinétiques de transformation allotropique ou de précipitation...
Ces bases métallurgiques existent évidemment dans tous les ouvrages de métallurgie générale, mais seront plus précisément recentrées dans cet article autour des traitements envisagés.
Parallèlement au choix pratique des conditions de traitement se pose aussi la question de la dispersion des résultats attendus, dispersion liée autant aux dispersions opératoires qu’aux inévitables ségrégations de l’alliage.