AUTEUR(S)
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Gérard BÉRANGER
: Professeur à l’Université de Technologie de Compiègne - Professeur à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires de Saclay
-
Christian CODDET
: Professeur à l’Université de Technologie de Compiègne-Sevenans
INTRODUCTION
Les matériaux métalliques sont, pour la plupart, instables du point de vue thermodynamique dans les milieux d’utilisation. Cette instabilité se traduit par une dégradation plus ou moins rapide selon le matériau et le milieu considérés (cf. articles
Corrosion en milieu aqueux des métaux et alliages
et
Corrosion sèche des métaux et alliages
dans ce traité) ; la vitesse de dégradation dépend notamment de la nature, de la structure et de l’adhérence du produit de corrosion. Dans le cas où celui-ci est suffisamment protecteur pour constituer des films dont l’épaisseur se limite à quelques centaines ou à quelques milliers de nanomètres (loi de croissance le plus souvent logarithmique, voire asymptotique : cf. article
Corrosion sèche des métaux et alliages
dans ce traité), les couches sont souvent désignées sous le terme
de
patines
. Cette désignation se réfère en principe aux films formés naturellement mais peut être étendue à ceux dont la formation a été provoquée artificiellement dans un milieu différent de celui de leur utilisation. Les propriétés de ces films peuvent être mises à profit, non seulement dans un but de protection, mais aussi dans un but de décoration ou d’étude métallographique ; en effet, ces films présentent des couleurs qui peuvent être choisies ou contrôlées en fonction de leur épaisseur et/ ou de leur composition.
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